mercredi 28 janvier 2009

Parfois les mots


Parfois, les mots manquent. Ils deviennent fragiles, perdent toute importance. C'est le passage à vide, le manque d'inspiration. Les idées se volatilisent et prennent l'aspect des grands oiseaux. Le silence. La pensée s'amenuise et ne peut plus avouer, même dans la joie du soleil. Même dans la douceur, là-bas, près de la mer, à Menton ... Alors, dans ces heures creuses de vide, l'âme a besoin de patience, le printemps qui fait tout renaître n'est jamais bien trop loin ...

vendredi 19 décembre 2008

En attendant janvier

Bientôt, l'hiver chantera
Sur les feuilles du vent
Il emportera avec lui
Le jour plein de lumière

Et la terre s'ennuiera
De la moindre fleur

Alors, la première neige
Blessera les sommets du Jura
Et l'enfant ne saura plus
Rire en plein jour
Et la lune s'ennuiera
De la moindre étoile

Des nuits sans fin
Joueront à cache-cache
Avec un peu de soleil
Pour un brin de ciel plus bleu
En attendant janvier

jeudi 11 décembre 2008

Ephémère et infini ...


Tout naît et tout meurt dans l'éphémère.

Les couleurs se mélangent tour à tour, ainsi que les broderies qui vont rejoindre la nuit les lainages soyeux ... tout est mystère, tout se lie et se délie dans un tourbillon voluptueux ...


J'aime à contempler ces instants remplis de poésie, symboles exquis de l'offrande de la vie, tandis qu'au loin le berger veille sur ses brebis, et que l'enfant joue dans la tranquillité d'un instant qui s'enfuit ... L'émerveillement de la lumière, l'éblouissement devant la nuit, et toutes ces étoiles, et toutes ces vies, comment traduire ?

Tout naît et tout meurt dans l'éphémère, mais le mot n'a jamais terminé de vivre, il poursuit après nous sa route sur le chemin des étoiles pour rejoindre l'infini ...

Départ


Demain, quand le jour blanchira le monde, l'oiseau écrira dans le ciel des histoires nouvelles pour adoucir un peu notre chemin.

Le train qui part emporte avec lui et l'oiseau et son chant, c'est un départ qui fracture les entrailles de l'âme.

Parfois, il n'y a plus aucun chant, plus aucun mot, seulement le bruit d'un train qui s'éloigne dans l'horizon.

Le brouillard emporte avec lui nos angoisses, nos vides, nos amertumes, et nos regrets si lourds. La brume ouvre ses ailes au matin pour tout jeter dans l'eau des souvenirs, pour faire naître la paix dans le coeur, sur les lèvres un sourire ...

Fragilité

1

Fragile et forte à la fois
Dans les moments de doutes
Dans le désarroi
Dans le temps qui s'enfuit
Dans celui qui s'en va

Fragile et forte à la fois
Dans le moment présent
Dans le passé blessé
Dans l'avenir souriant
Dans ce que je croyais

Ainsi va la vie
Entre force et fragilité
Comme une vague
De la plus haute mer
Qui parfois se déchaîne
Nous entraîne
Vers d'autres rives

Fragile et forte à la fois
Dans le pardon offert gratuitement
L'acceptation chemine
Jusqu'à la délivrance

L'âme fragile retrouve son sourire

mardi 9 décembre 2008

Brouillard et brume

Brouillard et brume
Se parlent entre parenthèses
Toujours à demi-mot
Une larme ose franchir
La frontière immobile
Tenue par le silence ...

Brouillard et brume
Vous portez les merveilles
Les doutes et les espoirs
Des millénaires

J'ensevelis en vous
Le moindre sortilège
Pour retrouver, derrière le voile
L'âme de mes ancêtres

Lâcher prise


Oublier, les moments de colère
Enterrer la guerre des mots
Pour des choses inutiles
Avoir au ventre l'envie d'en rire
Pour ne plus jamais en souffrir

Oublier, les visages défaits
Agressifs, dépossédés d'eux-mêmes
Pour des pécadilles
Avoir au coeur l'envie d'aimer
Pour ne plus jamais en souffrir

Se reconnaître soi, dans l'autre qui souffre
Dans celui qui ne peut pas
Dans l'autre qui a mal, se voir en face
Miroir contre miroir
Oser lire dans son âme

Et lâcher prise, pour tout recommencer
Et pour que demain
Renouvelle sans cesse, l'aube des jours ...

Combien de temps


Combien de temps
entre le jour et l'ombre
entre l'étoile et la lumière
entre le matin et demain

Combien de vies
entre nous et les autres
entre chaque flocon de pluie
entre le silence et le bruit

Combien de mystères
entre le secret et l'espoir
entre ce que l'on n'ose pas dire
entre ce qui s'éloigne

Il suffit pourtant d'un seul mot
D'un seul geste, d'un seul verbe
Pour rendre un souffle de vie
Au mystère de l'existence
Pour rendre possible, l'espérance ...

Mystère


Un jour, il faudra s'avancer jusqu'à la porte du jardin, là où la lumière demeure sur le seuil. Avancer à pas de silence sans chuchoter la moindre parole, pour entendre des voix nouvelles sillonnant l'espace et le temps.

Pour l'instant, le jardin sommeille. Un ange veille. Le moindre brin d'herbe retient son souffle, pour nous surprendre dans un irrésistible mystère.

Sur le clavecin de l'étrange, se joue pour nous, derrière le voile, une symphonie.

dimanche 7 décembre 2008

Grain de lumière


Le soleil étincelait et n'en finissait pas de tourner ce matin-là, dans le désert du Sahara.
Depuis des millénaires, les hommes avaient quitté ces lieux silencieux pour rejoindre le vacarme incohérent des villes, tout au loin, là-bas, de l'autre côté des grandes étendues de sable et de lumière.

Depuis des millénaires, plus aucun pas n'avait creusé son sillon dans la terre, et les oiseaux du ciel ne survolaient même plus ce monde oublié.

Personne n'était venu troubler l'espace et le temps, personne n'était venu gravir les marches de la lune, celle qui apparaissait en songe aux derniers voyageurs en proie à la fatigue du désert et à l'illusion.

Seul, un petit grain de sable s'émerveillait encore d'autant de lumière autour de lui.

Il n'avait pas de nom, pas de famille, ne connaissait rien de la couleur de ses origines, mais il s'émerveillait encore de la clarté blanche, celle du matin, celle du coucher, et chaque jour il dansait dans la lampe du soleil, sans avoir peur de se brûler, sans s'effrayer d'autant de chaleur.

C'était une infime partie du monde, un minuscule grain de sable, mais qui se peuplait chaque jour du mystère de la vie, et qui allait, peu à peu, par son sourire, faire danser le désert et repeupler les entrailles muettes des dunes.

Avec un peu de bonne volonté, un coeur d'amour et un sourire, on peut traverser tous les déserts du monde, et devenir un jour, grain de lumière.

Extrait de mon recueil "Parenthèses" 1998


Tendresse

Parfois, la tendresse va se blottir dans
les bras d'un instant simple et docile


vendredi 28 novembre 2008

Dans les ruelles


Mon enfance demeure encore dans de vieilles ruelles, à l'ombre des maisons. Des odeurs me reviennent, mêlées de bruits, de rires d'enfants, et les mères qui appellent au moment du midi ...

Mon enfance est partout, au plus profond de moi, et jusque dans mon ventre. C'est un cri qui ne disparaît pas, elle s'est cachée là, pour des éternités, au moment des silences ...

Mon enfance est aussi la tienne, nous l'avons parfois égarée, mais ta main reste à jamais dans la mienne, et ton regard sait me consoler de tout, au moment de mes craintes ....

Lorsque revient le soir, j'invite mon âme à venir se blottir dans la lumière des ruelles, pour entendre la voix de ceux qui ne sont plus, mais que j'entends encore, leurs sons à jamais dans ma tête, au moment où la mémoire aime à se souvenir ...

Mon enfance cueille chaque nuit pour toi un bouquet de fleurs des champs qu'elle dépose, doucement, dans le creux de tes bras.

jeudi 27 novembre 2008

Nostalgie d'enfance

Pour un soir d'hiver ou de printemps
J'aimerai retrouver un instant
Les joies toutes simples de l'enfance ...

Lorsque la musique emplissait mon âme
De merveilles et de morceaux de ciel
Lorsque tout était couleur de menthe
Et de sourires sur les visages

Pour un jour de pluie j'aimerai retenir
Le temps qui s'est enfui si vite
Laissant en moi la douce symphonie
D'un parfum éternel, inachevé peut-être
Au fond d'un vieux grenier

Pour un matin de trop à ne savoir que faire
Retrouver mes poupées, les serrer contre moi
Et m'enfuir dans la grange de l'enfance oubliée
Où tu m'attends peut-être
Mon rêve d'autrefois ....

Dans la vallée

Au matin, on entend des échos
Ce sont les clochettes et sonnailles
Et la chanson des bergers
Penchés sur leurs troupeaux
Puis, soudain, un adagio
Comme la musique du silence

Dans la vallée toute endormie
La vie reprend ses droits
La nuit succombe à la douceur du jour
Tandis qu'au loin, dans un ciel de velours
Des palombes laissent le nid

Consolation


La pensée des anges s'envole vers le bleu du ciel pour consoler le coeur des mères

Pour une Amie


Quelques mots
Dans le creux de ta nuit
Un bouquet de tendresse
Pour effacer de ton âme
Le sang de tes blessures

Un message amical
Un partage profond
Entre nous tout est simple
Et quand les mots s'enfuient
Je te laisse ce bouquet de fleurs
Pour te réchauffer le coeur

mercredi 26 novembre 2008

Communion


A la prière vivante,
le ciel offre la parole sacrée
soulagement et espérance

dimanche 23 novembre 2008

L'escalier

Il revient souvent
Visiter mes songes
Le voici escalier au jardin
Ou bien un peu plus intérieur
Dans le dédale de mon imaginaire
Il cherche à me faire perdre le chemin

L'escalier labyrinthe
Au-dessus de la mer déchaînée
Je pourrais presque tomber
Il ne conduit à nulle part
Il se fait tourmenté, capricieux,
allant on ne sait où
Il est parfois blanc, parfois noir
Escalier flou perdu dans le brouillard

L'escalier sous mon corps
Les marches dans la peau
L'escalier abandonné
Celui que je ne peux jamais prendre
Celui qui se dérobe sous mes pieds
L'escalier impossible
Celui qui me prend comme cible

Il revient souvent
Dans la nuit de mes songes
Il est dans l'ombre
De ce que je ne veux pas voir
Quel est son pouvoir ?

A moi de le transformer
En passerelle pour l'espoir


Liberté


Liberté de choisir la couleur de son destin
de prendre un chemin différent
de devenir et de rester soi-même

Liberté de s'accepter dans ses blessures
de pleurer et de rire, d'exploser de joie
de redevenir l'enfant qui ne sait rien
d'avoir tout à apprendre
de croire que tout est encore possible

de vivre intensément, passionnément

Une présence


Une douce présence
Traverse les ténèbres de la nuit
Elle vient au-delà des silences
Bien plus loin que l'espace infini

Un tendre sourire
Se pose sur le visage fragile de l'espoir
Une promesse vient s'offrir
Et des mots, un à un, cherchent à percer
L'immensité du brouillard

Des psaumes et des prières
S'élèvent pour effacer les larmes
Tout est parole de lumière
Apaisement et réconfort de l'âme

Et dans ce profond mystère
La nuit ne cesse jamais de rechercher le jour

Une présence fidèle et familière
Est là, depuis toujours,
Pour nous faire vivre Son Amour


mercredi 12 novembre 2008

L'indifférence



Sur le parvis de l'église
La main tendue du pauvre
Est devenue familière ...

Même le chien errant ne s'étonne plus
Des larmes d'un coeur mis à nu
Misère de la rue, singulière ...

Sur le parvis de l'église
Seul pleure encore ...
L'ange blond dans la pierre



Pensée


Ce soir, tu laisseras la fenêtre ouverte,
la nuit aura certainement encore
des choses à dire.


La lumière est pleine de paroles et les étoiles sont l’alphabet du ciel.

Qu'avez-vous donc de plus ?


Je suis noire
Mariée à Bombay
Fan de Sinatra, et vous ?

Qu'avez-vous donc de mieux que moi,
Sinon la couleur, des origines ...

Et vous, qu'avez-vous donc dans le coeur
Pour me tuer, à cent à l'heure
Sans regret ni remord

Et vous, qui êtes-vous donc
Pour vous permettre, d'être le maître ...
De ma mort


mardi 11 novembre 2008

En mémoire


Ils sont partis un jour
Dans le bleu de l'été
Hommes de nos familles
Certains ne sont jamais revenus
D'autres sont restés à jamais
Dans la terrible guerre

Ils sont tombés, pauvres brindilles
Ils ont vécu le drame infini
La souffrance et les larmes
Les meurtrissures de l'âme
Ils avaient oublié
Le retour à la vie
Le retour à la paix

Ils sont revenus un jour
Dans le blanc de l'hiver
Hommes de nos familles
Pour revoir naître un sourire
Sur les lèvres des mères

Ils n'oublieront jamais



lundi 10 novembre 2008

Abandon


Se laisser aller
S'abandonner totalement
En confiance
Dans le mouvement des choses
Dans la tendresse de la vie

Ne plus avoir peur, se laisser faire
Jusqu'à cet espoir qui chemine
Cette voix qui murmure
Que tout est encore possible
Dans l'infini du temps
Et dans la joie de la lumière


dimanche 9 novembre 2008

Instant sacré

Elle vient parfois d'un autre temps
A travers les âges
D'autres visages et d'autres âmes
Entendent la douce symphonie
Offerte à nos sens

La musique révèle en chacun de nous
La grâce et la beauté
Ce qu'il y a de plus beau de plus vrai
Elle apaise les tourments
Emporte en son violon les blessures
Calme l'enfant
Le berce de douceur

Plus loin que le monde
Au-delà de l'univers
Dans l'horizon du ciel et de la terre
La musique offre à nos âmes
Un instant éternel et sacré


Emotion musicale


La musique élève les âmes ...
Jusqu'à la voûte du ciel

Elle offre l'harmonie parfaite
Tandis que les violons jouent plus fort
Et que les voix se répondent
Comme un écho donné au monde

Mon navire se laisse abandonner
Sur des flots mélodieux
Le vent devient un instrument
Et l'arc-en-ciel s'envole
Devant tant de beauté
Tout n'est que transparence
Dans un bonheur simple et pur

En écoutant la musique
Et en fermant les yeux




samedi 8 novembre 2008

Le papillon


Funambule léger
volant vers la lumière
Dans un voyage sans retour
Le papillon dérobe à la terre
Mille parfums de velours

Il s'envole vers l'arc-en-ciel
Puis dépose sur chaque fleur
Un message d'amour

dimanche 2 novembre 2008

Espérance et lumière



Crier dans la pénombre
Un requiem pour le monde
Sans retrouver l'écho de ta voix
Ni ta main caressant le clavier ..
des jours enfuis

Je vagabonde en silence
Sur le chemin de l'absence
Mon regard se perd dans le ciel

En mon âme
Un doux murmure fredonne
Soudain, le brouillard se dissipe ...
et saute dans la lumière

Dans le dictionnaire


Aimer, ce n'est pas inscrit dans un dictionnaire
Le verre s'est renversé, trop-plein ...
Tant d'amour à donner

Aimer ce n'est pas noté
Dans le calendrier
Ni dans les nuages
Je ne l'ai pas vu dans un livre d'images

Aimer
C'est sur un visage
Que je peux l'apprivoiser le mieux
Ou bien encore dans le trésor blanc de l'enfance
Lorsque tout était pur, que rien n'était tracé

Aimer
Naturellement



En noir et blanc


En noir et blanc
J'ai retrouvé des vies
Inconnues ou familières
qui se sont endormies
Comme autant de perles d'or
Dans le bleu de la nuit
Dans le blanc de la lumière

En noir et blanc
J'ai retrouvé
Des photos de mariages
Des aînés tranquilles
Souriants et fiers
Assis le long des routes
Des femmes et des enfants
Avec de l'audace plein les yeux
Des militaires sérieux

En noir et blanc, doucement
De petits moments de la vie
Courts, tendres et heureux
Etaient offerts à mon regard
Comme des arrêts sur images
Bonheur instantané que l'on partage

En noir et blanc
J'ai retrouvé
Quelques photos jaunies
Empreintes de belles nostalgies
Les dimanches en famille
Les fêtes au village
Et le premier bal de Tante Louise

En noir et blanc
La vie nous éclabousse, à l'infini
Pour cueillir et savourer ... l'instant présent



La date anniversaire



Immobile, muette, toute blanche
La date anniversaire
S'est figée sur le calendrier
Le temps s'est arrêté

Des vies brisées
Des pages tournées
Je n'oublierai jamais

Indélébile, fragile, tout seul
Le chiffre clé
S'est envolé pour l'éternité
Le temps s'est arrêté
Des vies cassées
Des pages arrachées
Je n'oublierai jamais

Lorsque chaque année
La date anniversaire revient
Sur le calendrier
Je me perds dans mes pensées
La valse lente des souvenirs
Captive toute mon âme
Des visages me reviennent

mardi 28 octobre 2008

La pluie


J'aime la pluie
Elle galope le long de la vie
Elle s'agite
Le long des carreaux fragiles
Elle me parle d'insensé
de paroles immobiles
Elle danse un peu sur le passé

J'aime voir la pluie

Dans sa désinvolture
Elle a parfois des postures
De savante amoureuse
Une larme furtive atteint
Le sillon d'une lèvre
d'une joue encore tiède
Posée contre la vitre

J'aime la pluie
Elle se met en colère
Elle rit, elle pleure
Elle chante à tue-tête
Sur le boulevard
J'aime la pluie
Dans la gouttelette qui s'enfuit
Vers l'infini ...

J'aime la pluie
Son chant mélodieux
Son odeur familière
Dans les ruelles de l'enfance
Au diapason des jours

De toute la pluie tombée
De celle à venir
J'aime le mystère
La blonde lumière
D'une nouvelle pluie vagabonde
Comme un sourire donné au monde

lundi 20 octobre 2008

Plénitude


C'est une petite chapelle, perchée au sommet de la colline. De là-haut, on peut presque effacer les larmes des nuages. Tout est lumière, et le souffle des prières palpite au ventre blanc des murs que le temps a meurtri.

C'est une petite chapelle oubliée du froid et de l'ennui, des tracas du monde et du sentiment lourd de solitude.

Une Présence accueillante invite au voyage de la découverte intérieure.

Il suffit de s'asseoir dans le silence, et d'ouvrir les volets clos de son coeur. Alors, la fontaine inonde de lumière les moindres incertitudes, et la paix chemine dans le secret de l'âme.

C'est une chapelle, là-haut, à la lisière des voeux qui ne peuvent s'anéantir, car dans l'écrin à peine voilé, demeure le secret de l'espérance.

samedi 18 octobre 2008

J'aime la nuit


J'aime la nuit
Captive dans mes veines
Elle lance des papillons
Au fond de l'océan
J'aime la nuit
Et le chant des sirènes
Blottie au pied du phare
Mon âme les entend

J'aime la nuit
La course d'une étoile
Sur le fil du trapèze
De son paradis blanc
J'aime la nuit
Quand elle tisse sa toile
Autour de mon sommeil
Au berceau des enfants

Les âmes de la nuit ont déchiré mes voiles
Et les papillons bleus sont amis des sirènes
J'aime la nuit profondeur océane
La complainte du vent
Et l'appel des sirènes

vendredi 17 octobre 2008

L'encre des nuages

Un soir
J'ai voulu garder
En mémoire vivante
Un peu d'encre
Volée à des nuages
Au-dessus du village

La place vide



La place est vide
La lumière de l'automne ne dit plus rien

L'été s'enfuit

Il laisse au-dessus des jours
Planer une étoile
pour faire briller nos coeurs

Le jardin n'est pas triste
on dirait qu'il attend
un enfant joueur
un regard voyageur
la main posée d'un rêve égaré
volé à l'autre nuit
ou bien,
un étranger venu d'ailleurs


Le jardin n'est pas triste
Il sait d'autres matins
A apprendre par coeur



samedi 4 octobre 2008

Un village


Perdu entre la terre et le ciel, un village. Dans l'attente, parfois, d'un rayon de soleil ...

Perché sur une colline, adossé à la montagne, un village tranquille, où les enfants vont et viennent, de l'école à l'église, puis vont se perdre derrière la grande place.

Ne rien demander de plus. S'émerveiller chaque jour davantage, de la beauté sereine des paysages.

Au creux des vignes, vendanger un instant de bonheur ... et le partager avec celles et ceux qui habitent son coeur.

vendredi 3 octobre 2008

Retour à Belle Ile

C'est une île chahutée par les vents, une fille capricieuse "Belle Ile" ... ensorceleuse, charmeuse, difficile à oublier ...

C'est une terre toute entière offerte au moindre flot, à la moindre vague. Dans chaque rocher, se cache une larme ... Les pleurs de l'océan viennent mourir ici, à Belle Ile.

C'est un monde étrange et captivant, enivrant et puissant. L'air a le goût des choses pures offertes par l'instant ...

Une image me suffit, pour un aller simple, dans mon imaginaire ... pour Belle Ile.

En vacances

Eison St Martin (Valais)
Le petit train à vapeur sur la
route du col de la Furka (Suisse)









Le hameau de Valoan "Lamastre" en Ardèche







Le lac de Lugano














Le site de Morcote au bord du lac de Lugano













J'ai demandé à la fontaine

J'ai demandé à la fontaine
De pouvoir lire
Dans le courant pur de l'eau
L'avenir du monde
Le monde est resté muet

Ne rien faire
Déposer les armes
Il y a des questions sans réponse
Des lois anciennes déjà pétrifiées
Dans le temps et l'espace
Des incompréhensions possibles

Ne plus rien rechercher
Sinon que le silence
Chaque gouttelette d'eau
A sa propre réponse

Et le mystère demeure entier

Le chemin


Quel chemin prendre
Quel sentier emprunter
Dans quelle direction

Il faut parfois
Aller encore plus en avant
Droit devant
Ne pas se retourner
Sans un regret

Symbole d'un destin tout tracé
Tel est notre chemin
Ce qui est déjà écrit
Ne peut se changer

En nous s'est dessiné
Depuis l'aube du premier jour
Un chemin
Il n'est pas fatalité
S'il devient acceptation
Il nous faut peut-être
L'apprivoiser, l'accepter
Pour que ce chemin devienne
Action ... et liberté