dimanche 26 juillet 2009

Seul

Seul,
Au bord de la route
Sa maison comme un linceul

Dans sa mémoire
Le cri des torturés
Sous la pierre meurtrie
La liberté ...

Seul,
Au bord du chemin
La tête dans les mains
Au coeur, des larmes brisées

Enfant des ruines volées
Des soldats ...
Enfant, orphelin
Seul, sans famille, sans rien

Seul,
Au bord du cimetière
Pauvre enfant meurtri de la guerre

samedi 25 juillet 2009

Secrets


Il est bon que la fraîcheur de l’eau
garde son secret
Pour éclabousser de mystère
Ce qui nous maintient en vie
Il est bon que la mousse sur la pierre reste silencieuse
Pour émerveiller encore
Ce qu’il y a de plus profond au fond de nous

Que serait donc le mystère
Sans nos questions posées à l’essentiel ?

Des pas dans l'escalier


Des pas dans l’escalier
Ce sont des traces laissées dans la lumière

Les pas des enfants, au parfum sucré du passé
Je revois des petits pieds sur le chemin des écoliers
Tout doux

Les grands pas des adolescents aux lacets tout défaits
Fuyant, à grandes enjambées, devant l’autorité
Très vite …

Je me souviens encore des souliers vernis des dimanches
Et des mocassins vieillis, délavés par le temps
Trop tard …

Il y a des chaussures effrontées portant aiguilles et bas nylons
Au moment des résilles et rendez-vous galants
Trop tôt …

Pour tous ces pas,
Combien encore qui trébuchent, encore hésitants, sur le pavé
De pas perdus, blessés, qui ne savent plus où aller
Combien de petits pas bloqués n’osant plus avancer
De peur d’aller en bas de l’escalier
Trop loin …

J'ai rêvé d'une île


J’ai rêvé d’une île
Où le soleil s’est arrêté
Laissant ici ses flamboyants couchers
Comme autant de douceurs
A nos yeux éblouis

J’ai pensé à toi
Sur le rivage de l’instant
Avec dans le regard
Celui du vent
Et la brise caressant ton visage
Comme autant de douceurs
Dans tes yeux consolés

J’ai voulu cet amour
Guérissant les blessures
Noyant dans les profondeurs de l’océan
Toutes les maladresses
Les fausses croyances de l’amour

J’ai rêvé d’une île
Pour nous éveiller à la Vérité
D’un Amour sans cesse renouvelé

dimanche 28 juin 2009

la course blonde


La roue éblouissante de l’été
N’en finit pas de tourner
Autour de nous

Combien d’étés
De la naissance à ce dimanche ensoleillé
Combien de temps passé
A chercher le point d’ombre
La fraîcheur étoilée d’une source

J’aime le silence étourdi des saisons
Quand le ciel se fait murmure
Alors, la chanson se fait douce
A nos corps qui sommeillent

Une brise légère pousse ma plume
Voici le vent d’un nouveau jour
L’été prochain se dessine
Dans le coeur d'un instant doré par le soleil

La roue éblouissante de l’été
N’en finit donc jamais ... sa course blonde

vendredi 15 mai 2009

Symphonie

Pour les troubadours
Les joyeux, les rêveurs
Une fleur comme une chanson
Emerveillement infini
De l'amour qui chante dans les coeurs

vendredi 8 mai 2009

Chants d'oiseaux

Dans le chant des oiseaux
J'entends la plainte joyeuse
Du plus petit brin
Celui de l'herbe
Les voix minuscules
Se perdent au loin
La griffe du vent dit tout
Et l'aile noire sur la branche
Chante encore
Et saute
A contre jour

lundi 4 mai 2009

Révélation


Donne moi de connaître
L’accent pur et doux du vent
La fraîcheur blanche de la pluie
Et les larmes du soleil
Lorsqu’il se pose sur un cœur blessé
Pour rejoindre avec lui
L’âme de la souffrance

Donne-moi de connaître
Et d’apprendre l’autre tel qu’il est
Dans le respect de l’instant
Dans l’amour inviolé
Pur comme au premier jour
Dévoilé, révélé

Quiétude


A l'ombre de mes rêves
Le vent s'agite
Sur le chemin des écoliers
Pour le chat angora
L'herbe la plus haute suffira
Comme ta main dans la mienne
Et ce regard noyé en mer

Eternité


Sur les marches du ciel
Dans la chanson des anges
Un jour nous serons
Au creux de la lumière
D’amour et de paix
Nous vibrerons
Il fera bon au cœur des étoiles
Et les nuages nous souriront
Pour des éternités de vie
Nous continuerons
D’apprendre l’amour
Dimension infinie

Le miroir

L'autre
en face à face
Sourire aux lèvres
espère en son présent
et lance en pleine mer
les éclats encore tièdes de son passé
l'autre
en face à face
si fragile et si sûr
si semblable
et ce sang dans les veines
dans la teinte du ciel

Partage


Si tu sonnes à ma porte
Je sortirais la théière en porcelaine
Celle des jours de fête
En amitié tout se partage
Rien ne se brise
C’est toi qui me l’a appris

Si tu sonnes à mon cœur
Je te dirais ce qui se passe en mon âme
Nous serons dans la certitude éblouissante
D’un moment sacré
Qui n’appartient qu’à nous
Alors, et dans le secret

Et dans l’accord de nos yeux
Tu pourras repartir
Avec en ton cœur la chanson bleue
Des jours heureux

dimanche 3 mai 2009

Dérisoire


Le temps, toujours et encore lui
bousculeur d'âme
en conséquence, il vaut mieux
garder les yeux ouverts
le temps de la vie
des vivants
éparpilleur de secondes
régisseur de l'instant
et du petit de rien
trouvé sur le chemin

vendredi 1 mai 2009

Aventure


Alors, c'est ici que tu vis
Sur ton île blanche ou grise
Ailleurs, à contre-courant du monde
Ce jardin inexploré
L'abri sûr d'une âme
Chercheuse de paix et de silence
A la tombée du soir,
Nous irons cueillir les premières mangues

lundi 27 avril 2009

Tendresse et souvenir


Derrière le rideau des souvenirs
Je cherche encore des regards
Des mains, des voix et des sourires
A jamais gravés dans ma mémoire


Derrière le voile de lumière
Je cherche encore de mon passé
Des secrets, des objets, des prières
Que le vent, insouciant, a dispersé


Alors, dans les nuits de velours
Lorsque le coeur sourit et s'en amuse
J'aime aller taquiner la muse
Pour lui faire écrire un peu d'amour


Derrière le rideau de toutes larmes
Se cache l'étoile du matin
La lumière a t'elle une âme ?
La lumière sera t'elle là demain ?

Seule la lumière du moment présent
Peut capturer de nos coeurs
Le doux parfum d'une fleur
Patience... Allons, la rose s'ouvre
La fleur naît et se découvre ...
Dans la tendresse d'un instant


Dans la lande




Dans la lande
Je cherche des mots
Recouverts de cendres
Et surtout de paix
Rien ne vient
Le monde est ce qu'il est



Et je tourne en rond
Dans mes profonds silences
Cherchant à satisfaire
Le creux du moindre désir

Dans la lande
J'ai trouvé des brindilles
Seules et brisées
Recouvertes de lumières
Erodées désolées
Par la misère et l'ombre
Du peuple de la terre

Dans la lande
Je me tais

Au loin, j'entends le galop
Du coeur des mots

mercredi 25 mars 2009

Ensemble


Comme le champ de fleurs offre au vent
et au soleil, à la neige et à la pluie,
sa douce mélodie ...
apprenons nous aussi, à vivre ensemble



Se laisser faire


Aller au pas du vent, ce frémissement
d'étoiles
filantes, pour que l'onde de la vie
devienne paisible et sûre

Le sortilège du vent


Le vent
Il déploie ses couleurs
Au large de la mer
Il s'abandonne enfin
A la lumière naissante

Plus tard, au chaud du refuge
Il revient pour une chanson
Alors, le vent fredonne encore
Au seuil des âmes
Perdues déjà, dans le premier sommeil

L'oiseau consolateur


Il faisait froid
C'était un soir gris pour toi
Des larmes plein le coeur
Tu déversais ta peine
Dans le grenier du ciel
Tu ne savais plus
Ce que signifiait
La majesté du silence

Il faisait frais
C'était un matin sombre
Des cauchemars dans le coeur
Tu errais dans ton âme
Tu déversais ton ennui
Dans le noir des nuages

Et puis, sur le rebord de ta fenêtre
Une mésange bleue
Si bleue dans son silence
A chanté pour ton coeur
Sa mélodie si tendre


Il faisait meilleur
Ce jour-là, près de l'oiseau consolateur



S'émerveiller

Où est-elle ?
La petite coccinelle qui me faisait rêver

Aux heures bleues de l'enfance
Il suffisait que mon chemin la croise

Pour que ma journée s'émerveille

Depuis, il y a eu d'autres coccinelles
D'autres petits bonheurs
Timides ou solitaires, venus se réfugier
Au ventre de mon coeur

Et je les garde
Pour faire chanter les jours gris

Pour rendre à la vie
Un peu de son meilleur

Il est bon, de s'émerveiller ... d'un petit rien

Que le temps nous offre parfois
Par hasard, en passant, s
ur le chemin

les beaux jours


Douceur de vivre
Le printemps nous rejoint

Renaissance
Chaque jour se fait plus tendre
Jusqu'au bourgeon d'une cerise
Tout peut encore nous surprendre


Douceur de vivre
Prendre son temps
Respirer cet air neuf

Un sentiment se mélange au passé
Lorsqu'un flocon de neige
Perdu dans le soleil

Va se noyer dans le ciel


mercredi 28 janvier 2009

Parfois les mots


Parfois, les mots manquent. Ils deviennent fragiles, perdent toute importance. C'est le passage à vide, le manque d'inspiration. Les idées se volatilisent et prennent l'aspect des grands oiseaux. Le silence. La pensée s'amenuise et ne peut plus avouer, même dans la joie du soleil. Même dans la douceur, là-bas, près de la mer, à Menton ... Alors, dans ces heures creuses de vide, l'âme a besoin de patience, le printemps qui fait tout renaître n'est jamais bien trop loin ...

vendredi 19 décembre 2008

En attendant janvier

Bientôt, l'hiver chantera
Sur les feuilles du vent
Il emportera avec lui
Le jour plein de lumière

Et la terre s'ennuiera
De la moindre fleur

Alors, la première neige
Blessera les sommets du Jura
Et l'enfant ne saura plus
Rire en plein jour
Et la lune s'ennuiera
De la moindre étoile

Des nuits sans fin
Joueront à cache-cache
Avec un peu de soleil
Pour un brin de ciel plus bleu
En attendant janvier

jeudi 11 décembre 2008

Ephémère et infini ...


Tout naît et tout meurt dans l'éphémère.

Les couleurs se mélangent tour à tour, ainsi que les broderies qui vont rejoindre la nuit les lainages soyeux ... tout est mystère, tout se lie et se délie dans un tourbillon voluptueux ...


J'aime à contempler ces instants remplis de poésie, symboles exquis de l'offrande de la vie, tandis qu'au loin le berger veille sur ses brebis, et que l'enfant joue dans la tranquillité d'un instant qui s'enfuit ... L'émerveillement de la lumière, l'éblouissement devant la nuit, et toutes ces étoiles, et toutes ces vies, comment traduire ?

Tout naît et tout meurt dans l'éphémère, mais le mot n'a jamais terminé de vivre, il poursuit après nous sa route sur le chemin des étoiles pour rejoindre l'infini ...

Départ


Demain, quand le jour blanchira le monde, l'oiseau écrira dans le ciel des histoires nouvelles pour adoucir un peu notre chemin.

Le train qui part emporte avec lui et l'oiseau et son chant, c'est un départ qui fracture les entrailles de l'âme.

Parfois, il n'y a plus aucun chant, plus aucun mot, seulement le bruit d'un train qui s'éloigne dans l'horizon.

Le brouillard emporte avec lui nos angoisses, nos vides, nos amertumes, et nos regrets si lourds. La brume ouvre ses ailes au matin pour tout jeter dans l'eau des souvenirs, pour faire naître la paix dans le coeur, sur les lèvres un sourire ...

Fragilité

1

Fragile et forte à la fois
Dans les moments de doutes
Dans le désarroi
Dans le temps qui s'enfuit
Dans celui qui s'en va

Fragile et forte à la fois
Dans le moment présent
Dans le passé blessé
Dans l'avenir souriant
Dans ce que je croyais

Ainsi va la vie
Entre force et fragilité
Comme une vague
De la plus haute mer
Qui parfois se déchaîne
Nous entraîne
Vers d'autres rives

Fragile et forte à la fois
Dans le pardon offert gratuitement
L'acceptation chemine
Jusqu'à la délivrance

L'âme fragile retrouve son sourire

mardi 9 décembre 2008

Brouillard et brume

Brouillard et brume
Se parlent entre parenthèses
Toujours à demi-mot
Une larme ose franchir
La frontière immobile
Tenue par le silence ...

Brouillard et brume
Vous portez les merveilles
Les doutes et les espoirs
Des millénaires

J'ensevelis en vous
Le moindre sortilège
Pour retrouver, derrière le voile
L'âme de mes ancêtres

Lâcher prise


Oublier, les moments de colère
Enterrer la guerre des mots
Pour des choses inutiles
Avoir au ventre l'envie d'en rire
Pour ne plus jamais en souffrir

Oublier, les visages défaits
Agressifs, dépossédés d'eux-mêmes
Pour des pécadilles
Avoir au coeur l'envie d'aimer
Pour ne plus jamais en souffrir

Se reconnaître soi, dans l'autre qui souffre
Dans celui qui ne peut pas
Dans l'autre qui a mal, se voir en face
Miroir contre miroir
Oser lire dans son âme

Et lâcher prise, pour tout recommencer
Et pour que demain
Renouvelle sans cesse, l'aube des jours ...

Combien de temps


Combien de temps
entre le jour et l'ombre
entre l'étoile et la lumière
entre le matin et demain

Combien de vies
entre nous et les autres
entre chaque flocon de pluie
entre le silence et le bruit

Combien de mystères
entre le secret et l'espoir
entre ce que l'on n'ose pas dire
entre ce qui s'éloigne

Il suffit pourtant d'un seul mot
D'un seul geste, d'un seul verbe
Pour rendre un souffle de vie
Au mystère de l'existence
Pour rendre possible, l'espérance ...

Mystère


Un jour, il faudra s'avancer jusqu'à la porte du jardin, là où la lumière demeure sur le seuil. Avancer à pas de silence sans chuchoter la moindre parole, pour entendre des voix nouvelles sillonnant l'espace et le temps.

Pour l'instant, le jardin sommeille. Un ange veille. Le moindre brin d'herbe retient son souffle, pour nous surprendre dans un irrésistible mystère.

Sur le clavecin de l'étrange, se joue pour nous, derrière le voile, une symphonie.

dimanche 7 décembre 2008

Grain de lumière


Le soleil étincelait et n'en finissait pas de tourner ce matin-là, dans le désert du Sahara.
Depuis des millénaires, les hommes avaient quitté ces lieux silencieux pour rejoindre le vacarme incohérent des villes, tout au loin, là-bas, de l'autre côté des grandes étendues de sable et de lumière.

Depuis des millénaires, plus aucun pas n'avait creusé son sillon dans la terre, et les oiseaux du ciel ne survolaient même plus ce monde oublié.

Personne n'était venu troubler l'espace et le temps, personne n'était venu gravir les marches de la lune, celle qui apparaissait en songe aux derniers voyageurs en proie à la fatigue du désert et à l'illusion.

Seul, un petit grain de sable s'émerveillait encore d'autant de lumière autour de lui.

Il n'avait pas de nom, pas de famille, ne connaissait rien de la couleur de ses origines, mais il s'émerveillait encore de la clarté blanche, celle du matin, celle du coucher, et chaque jour il dansait dans la lampe du soleil, sans avoir peur de se brûler, sans s'effrayer d'autant de chaleur.

C'était une infime partie du monde, un minuscule grain de sable, mais qui se peuplait chaque jour du mystère de la vie, et qui allait, peu à peu, par son sourire, faire danser le désert et repeupler les entrailles muettes des dunes.

Avec un peu de bonne volonté, un coeur d'amour et un sourire, on peut traverser tous les déserts du monde, et devenir un jour, grain de lumière.

Extrait de mon recueil "Parenthèses" 1998


Tendresse

Parfois, la tendresse va se blottir dans
les bras d'un instant simple et docile


vendredi 28 novembre 2008

Dans les ruelles


Mon enfance demeure encore dans de vieilles ruelles, à l'ombre des maisons. Des odeurs me reviennent, mêlées de bruits, de rires d'enfants, et les mères qui appellent au moment du midi ...

Mon enfance est partout, au plus profond de moi, et jusque dans mon ventre. C'est un cri qui ne disparaît pas, elle s'est cachée là, pour des éternités, au moment des silences ...

Mon enfance est aussi la tienne, nous l'avons parfois égarée, mais ta main reste à jamais dans la mienne, et ton regard sait me consoler de tout, au moment de mes craintes ....

Lorsque revient le soir, j'invite mon âme à venir se blottir dans la lumière des ruelles, pour entendre la voix de ceux qui ne sont plus, mais que j'entends encore, leurs sons à jamais dans ma tête, au moment où la mémoire aime à se souvenir ...

Mon enfance cueille chaque nuit pour toi un bouquet de fleurs des champs qu'elle dépose, doucement, dans le creux de tes bras.

jeudi 27 novembre 2008

Nostalgie d'enfance

Pour un soir d'hiver ou de printemps
J'aimerai retrouver un instant
Les joies toutes simples de l'enfance ...

Lorsque la musique emplissait mon âme
De merveilles et de morceaux de ciel
Lorsque tout était couleur de menthe
Et de sourires sur les visages

Pour un jour de pluie j'aimerai retenir
Le temps qui s'est enfui si vite
Laissant en moi la douce symphonie
D'un parfum éternel, inachevé peut-être
Au fond d'un vieux grenier

Pour un matin de trop à ne savoir que faire
Retrouver mes poupées, les serrer contre moi
Et m'enfuir dans la grange de l'enfance oubliée
Où tu m'attends peut-être
Mon rêve d'autrefois ....

Dans la vallée

Au matin, on entend des échos
Ce sont les clochettes et sonnailles
Et la chanson des bergers
Penchés sur leurs troupeaux
Puis, soudain, un adagio
Comme la musique du silence

Dans la vallée toute endormie
La vie reprend ses droits
La nuit succombe à la douceur du jour
Tandis qu'au loin, dans un ciel de velours
Des palombes laissent le nid

Consolation


La pensée des anges s'envole vers le bleu du ciel pour consoler le coeur des mères

Pour une Amie


Quelques mots
Dans le creux de ta nuit
Un bouquet de tendresse
Pour effacer de ton âme
Le sang de tes blessures

Un message amical
Un partage profond
Entre nous tout est simple
Et quand les mots s'enfuient
Je te laisse ce bouquet de fleurs
Pour te réchauffer le coeur

mercredi 26 novembre 2008

Communion


A la prière vivante,
le ciel offre la parole sacrée
soulagement et espérance

dimanche 23 novembre 2008

L'escalier

Il revient souvent
Visiter mes songes
Le voici escalier au jardin
Ou bien un peu plus intérieur
Dans le dédale de mon imaginaire
Il cherche à me faire perdre le chemin

L'escalier labyrinthe
Au-dessus de la mer déchaînée
Je pourrais presque tomber
Il ne conduit à nulle part
Il se fait tourmenté, capricieux,
allant on ne sait où
Il est parfois blanc, parfois noir
Escalier flou perdu dans le brouillard

L'escalier sous mon corps
Les marches dans la peau
L'escalier abandonné
Celui que je ne peux jamais prendre
Celui qui se dérobe sous mes pieds
L'escalier impossible
Celui qui me prend comme cible

Il revient souvent
Dans la nuit de mes songes
Il est dans l'ombre
De ce que je ne veux pas voir
Quel est son pouvoir ?

A moi de le transformer
En passerelle pour l'espoir


Liberté


Liberté de choisir la couleur de son destin
de prendre un chemin différent
de devenir et de rester soi-même

Liberté de s'accepter dans ses blessures
de pleurer et de rire, d'exploser de joie
de redevenir l'enfant qui ne sait rien
d'avoir tout à apprendre
de croire que tout est encore possible

de vivre intensément, passionnément

Une présence


Une douce présence
Traverse les ténèbres de la nuit
Elle vient au-delà des silences
Bien plus loin que l'espace infini

Un tendre sourire
Se pose sur le visage fragile de l'espoir
Une promesse vient s'offrir
Et des mots, un à un, cherchent à percer
L'immensité du brouillard

Des psaumes et des prières
S'élèvent pour effacer les larmes
Tout est parole de lumière
Apaisement et réconfort de l'âme

Et dans ce profond mystère
La nuit ne cesse jamais de rechercher le jour

Une présence fidèle et familière
Est là, depuis toujours,
Pour nous faire vivre Son Amour


mercredi 12 novembre 2008

L'indifférence



Sur le parvis de l'église
La main tendue du pauvre
Est devenue familière ...

Même le chien errant ne s'étonne plus
Des larmes d'un coeur mis à nu
Misère de la rue, singulière ...

Sur le parvis de l'église
Seul pleure encore ...
L'ange blond dans la pierre



Pensée


Ce soir, tu laisseras la fenêtre ouverte,
la nuit aura certainement encore
des choses à dire.


La lumière est pleine de paroles et les étoiles sont l’alphabet du ciel.

Qu'avez-vous donc de plus ?


Je suis noire
Mariée à Bombay
Fan de Sinatra, et vous ?

Qu'avez-vous donc de mieux que moi,
Sinon la couleur, des origines ...

Et vous, qu'avez-vous donc dans le coeur
Pour me tuer, à cent à l'heure
Sans regret ni remord

Et vous, qui êtes-vous donc
Pour vous permettre, d'être le maître ...
De ma mort


mardi 11 novembre 2008

En mémoire


Ils sont partis un jour
Dans le bleu de l'été
Hommes de nos familles
Certains ne sont jamais revenus
D'autres sont restés à jamais
Dans la terrible guerre

Ils sont tombés, pauvres brindilles
Ils ont vécu le drame infini
La souffrance et les larmes
Les meurtrissures de l'âme
Ils avaient oublié
Le retour à la vie
Le retour à la paix

Ils sont revenus un jour
Dans le blanc de l'hiver
Hommes de nos familles
Pour revoir naître un sourire
Sur les lèvres des mères

Ils n'oublieront jamais



lundi 10 novembre 2008

Abandon


Se laisser aller
S'abandonner totalement
En confiance
Dans le mouvement des choses
Dans la tendresse de la vie

Ne plus avoir peur, se laisser faire
Jusqu'à cet espoir qui chemine
Cette voix qui murmure
Que tout est encore possible
Dans l'infini du temps
Et dans la joie de la lumière


dimanche 9 novembre 2008

Instant sacré

Elle vient parfois d'un autre temps
A travers les âges
D'autres visages et d'autres âmes
Entendent la douce symphonie
Offerte à nos sens

La musique révèle en chacun de nous
La grâce et la beauté
Ce qu'il y a de plus beau de plus vrai
Elle apaise les tourments
Emporte en son violon les blessures
Calme l'enfant
Le berce de douceur

Plus loin que le monde
Au-delà de l'univers
Dans l'horizon du ciel et de la terre
La musique offre à nos âmes
Un instant éternel et sacré


Emotion musicale


La musique élève les âmes ...
Jusqu'à la voûte du ciel

Elle offre l'harmonie parfaite
Tandis que les violons jouent plus fort
Et que les voix se répondent
Comme un écho donné au monde

Mon navire se laisse abandonner
Sur des flots mélodieux
Le vent devient un instrument
Et l'arc-en-ciel s'envole
Devant tant de beauté
Tout n'est que transparence
Dans un bonheur simple et pur

En écoutant la musique
Et en fermant les yeux




samedi 8 novembre 2008

Le papillon


Funambule léger
volant vers la lumière
Dans un voyage sans retour
Le papillon dérobe à la terre
Mille parfums de velours

Il s'envole vers l'arc-en-ciel
Puis dépose sur chaque fleur
Un message d'amour