mercredi 30 juin 2010

Le mot-dentelle

J'aimerai ce matin
Trouver le mot-dentelle
Pour aller plus loin
Au-delà ..
Du grand soleil de rêve

Mais je reste là
Clouée au sol
Levant le nez au ciel
Aquarelle irréelle
Tandis qu'au loin, tout là-haut ...

J'aimerai ce matin
Trouver le mot-dentelle
Pour te faire rire
Et t'entraîner
Au-delà de ta nuit

Je cherche, mais je ne trouve rien
Le mot-dentelle est déjà loin
De toi, de moi, d'elle ou de lui

Si le mot-dentelle veut se faire
Théorème ou faiblesse
Par chance, il reste encore
De la tendresse ou un poème

Je cherche, mais je ne trouve rien
Avec un rien, on peut aussi ...
Aller plus loin...

Le ponton de nos coeurs


Entre ciel et terre,
L'homme a tissé jour après jour
Entre amour et lumière
Au ventre de sa mère
L'histoire du premier lien
Puis, il s'est échappé
De la nuit chaude du néant
Pour découvrir le jour
Et le chant de l'oiseau


Entre seconde et millénaire
D'autres liens sont venus
Creusant l'âme de la terre
En grande profondeur
Des multitudes ont surgi de partout
Pour découvrir et la vie et le monde
Et la lune et le vent

Depuis l'aube des temps
L'âme de nos liens tisse autour de nous
La toile de l'essentiel
C'est l'Amour qui s'amarre chaque jour
Un peu plus, peu à peu, doucement
Aux pontons de nos coeurs

Nouveau jour

Que ce jour qui se lève en nouveau
Inonde de soleil le chemin de nos coeurs

dimanche 6 juin 2010

Pour une rose


Dans les paroles sucrées de la rose,
J'entends parfois la chanson du soleil

De la tendresse

Dans un coucou-tendresse,
Il y a toujours un ange joyeux
qui veille sur nos rêves ...

dimanche 30 mai 2010

Mon rêve en jaune et bleu




















Ces couleurs chantent en moi depuis très longtemps, si longtemps ... Elles font partie de ma famille ...

Pas à pas, année après année, j'ai toujours aimé suivre le parcours de cette équipe. En 1978, j'étais dans les tribunes du Parc des Princes à Paris, pour la finale opposant mon équipe favorite à celle de Béziers...

Je me souviens d'un soir où mon père était revenu bouleversé d'un match au stade Marcel Michelin, un joueur avait été foudroyé en plein match ... Dans ma mémoire profonde, tout est resté gravé, à jamais ...

Quand je ne pouvais pas aller à Marcel Michelin, j'écoutais les comptes rendus des hommes de la famille, je suivais quand même les matchs .. jamais bien loin, puisque je baignais dans un univers d'ovale et d'ovalie ... de vrais passionnés ...

L'ASM a porté longtemps mes rêves. J'ai toujours vibré pour eux, hurlant parfois jusqu'à l'extinction de voix. Grâce à eux, j'ai connu beaucoup d'émotions fortes.
J'aime vraiment le rugby, ses valeurs humaines et ce peuple de bougnats chaleureux, ces supporters avec qui aujourd'hui je partage une grande joie. C'est pour nous tous une victoire historique !

Hier encore accablés par les critiques de certains spécialistes sportifs qui évoquaient la malédiction clermontoise, des failles ou des faiblesses, les joueurs ont su faire preuve de détermination, d'assurance et de courage pour se retrouver enfin champions ... C'est une joie immense ! Ils peuvent être fiers !

Pour comprendre l'esprit du rugby, il faut aller un peu plus loin, oser pousser les portes de ce Clermont parfois méconnu, aller au-delà des apparences ... C'est ancré, noué, tellement fort là-bas, et depuis si longtemps ... !

Le rugby est un art, un spectacle vivant, il nous entraîne et nous offre des émotions intenses et profondes. Il n'y a pas de chauvinisme stupide, mais il y a le jeu, la force, le courage, le mental et la solidarité entre les joueurs, à Clermont mais aussi ailleurs, c'est ça le vrai sport d'équipe. Des moments qui rassemblent ...

Un grand Bravo, et toute ma reconnaissance à mes joueurs favoris, ils ont la noblesse et l'humilité des grands champions.
A Clermont, depuis hier, l'histoire s'écrit en jaune et bleu ...

Mon respect et ma joie sont immenses.

Ce blog est à destination poétique, mais j'avais aussi envie de partager - dans un jour qui se veut exceptionnel, cette passion profonde qui m'anime.

En ce dimanche 30 mai 2010


Bonne Fêtes à toutes les Mamans !

Pour elles ...

Femmes
Entre les nuages et le ciel
Vous tracez dans le jour
Tout l'éclat du soleil

Femmes,
Mères de lumière
Aux cheveux couleurs de miel
Vos visages bariolés
Me parlent de vos nuits
Sans rêve et sans sommeil

Femmes,
Aux larmes silencieuses
Accrochées à la vie
Malgré les meurtrissures
Des illusions perdues
Filles blessées
Aux ventres anonymes
Femmes,
Eaux vives disparues

Femmes,
Entre la terre et l'eau
Tout me parle de vous
Dans l'éclat de l'Amour

Femmes,
D'hier, de demain
De toujours
En moi un peu de vous

Poème de la fraternité

Femmes,
Des villages en ruines
Vos coeurs détruits
Par les pas des soldats
Résonnent au fond de moi

Femmes
Toujours debout
Vos larmes sont à moi
Puisque je les fais miennes
Et je cueille pour vous
Les fleurs blanches du ciel
Femmes au pied de la croix
Je vous offre mon âme
Et mes larmes et mon coeur
Mes prières et ma force
Au creux des cimetières

Femmes et mères
Je vous prends dans mes bras
Pour réchauffer vos coeurs

D'un amour fraternel

Que serions-nous ?

Que serions-nous
Sans les autres ?
Sans leurs regards émus
Leurs visages et leurs voix
Et les bruits de leurs pas
Si souvent reconnus

Que serions-nous ?

Loin des instants vides et seuls
Dans ces déserts immenses
Que serions-nous dans nos silences
Dans nos ailleurs et nos questions
Dans nos souffrances

Que serions-nous ?
Au moment fou des partages
Et au temps des vendanges
Que serions-nous
Sans nos miroirs étranges
Sans ces autres-mystères

Ailleurs, quelque part

Il y a toujours la trace d'un coeur
Une pensée qui s'envole
Dans un ciel parallèle

Que serions-nous ?

Les sentiments contradictoires

Dans le couloir des illusions
Les sentiments contradictoires
Se croisent, se divisent, se disputent
S'emmêlent

Se choquent
Se blessent
Puis vont bouder
Ils peuvent même rouiller
Sur le banc des regrets

Les sentiments contradictoires
S'agitent
Se mélangent
S'enfuient
S'envolent dans un nuage
Et pleurent
Se retrouvent

Et se réconcilient

Sur la pointe de l'âme

Sur la pointe de l'âme
J'avance en ta demeure
Bousculant au passage

Les portes de ton coeur

Si je suis l'oiseau-lyre
Suspendu à tes lèvres
Je peux en doux délire
T'offrir un peu de rêve
Jusqu'au lever du jour
En nuit, à contre-jour

Je peux tout par amour

samedi 29 mai 2010

Un jour

Un jour
Je n'aurai plus de nom
Plus d'adresse
Je serai dans le vent
En lisière de forêt
Perdue
Dans l'immensité
Entre le vide et la lumière
Je n'aurai plus que le silence
Et mon âme-espérance
Ouvrira ses ailes
Au ciel d'éternité

En moi j'ai ta lumière

Merci
Pour tes silences
Et même tes colères
Tes questions en souffrance
Tes incompréhensions

Merci pour ton regard
Indulgent et confiant
Sur ma pauvre misère

Merci pour ton amour
Sincère, sans conditions
Pour ton pardon vivant

Tu m'aides à avancer
En moi j'ai ta lumière

vendredi 28 mai 2010

Et je n'en saurai rien

Tant de pays
Inconnus à jamais
Citadelles perdues
Infidèles
Au coucher du soleil

Tant de rochers, de pagodes
De Bouddhas souriants
Que je ne verrai pas
Des poussières non respirées
Soleils inconnus

Et ces calèches pleines d'enfants

Où sont les trésors de la terre
Ces monastères où je n'entrerai jamais
Ces temples, ces églises

Et ces barques remplies de fleurs

Ces arrivées en pays inconnus
Que je ne vivrai pas
Tant de cérémonies, de fêtes
De joies, de larmes et de sourires
Et je n'en saurai rien

Et ces ruelles joyeuses des marchands
Aux couleurs trop lointaines
Tant de vallées, et toutes ces îles
Ces voyages impossibles

Et je n'en saurai rien ...

jeudi 27 mai 2010

Les mots la vie

Donne moi
Des mots de tous les jours
Des longs et des plus courts
Des joyeux, du velours
Pour les temps amoureux
Des mots et de la fougue
Avec un peu d'audace
Des sons vertigineux
Pour atteindre les cieux

Donne moi en hiver
Des mots blancs
Poudrés même neigeux
Des mots de la lumière
Et au coeur de l'été
Des mots plus paresseux
Dans le temps silencieux
Qu'on aime retenir

Un à un
Deux par deux
Des mots de vie

Le "Net" est "out"

Ne riez pas
Cela arrive parfois

Le "Net" est "out"
Sans espoir de connexion
Aucune possibilité
De communication
Le Net est non

Le Net est out
Et je m'en moque
Le Net en loques


Ce soir je prends
Mes mots sous le bras
Et mon cahier
Pour retrouver le quai
D'un solfège oublié
Délices d'écolière
Le Net en l'air ...

Le Net en friches
Le Net est out
Et je m'en fiche
Des mots du Net

Ne riez pas
Le Net et moi ...

samedi 15 mai 2010

Overdose de lumière

Ordonnance du jour
De l'amour, des éclats de rire
Du soleil dans le coeur
A consommer sans modération

A la consultation du Docteur Soleil
Au Boulevard de la Bonne Humeur
Tout va bien

Des illusions

Sur la lame
De la plus haute mer
L'âme trempée de pluie
A encore sur le visage
Des illusions ...

Dans la foule anonyme


Dans la foule anonyme
Des fractions de secondes
Qui basculent déjà
Des visages se croisent
Puis se perdent
Et ne se retrouveront
Jamais plus

Dans la foule anonyme
Deux fillettes assises
Sur la valise d'un père
Des questions sans réponse
Se bousculent
Puis se perdent
Et ne se reposeront
Jamais plus

Dans la foule anonyme
Des croisements
Au carrefour de nos vies
Des choses ordinaires
Et des moments plus graves
Se frôlent sans se voir
Puis se gardent
Au fond de nos mémoires

Bourgeons de mots


Les mots
Prennent parfois la fuite
Ils deviennent brindilles
En moi font des bourgeons
Et s'égarent plus loin
Toujours

Ils blessent un peu le temps
Derrière la vitre
Ils sont devenus neige
Et brouillard
Ils épousent la pluie
Pour disparaître encore
Loin de ma plume

Je les entends à peine
Ils ne se laissent pas faire
Le duel est terrible
Aux portes de moi-même

Les mots pourtant
Comme des printemps
Se transforment en bourgeons
En attendant ... l'inspiration

Il fait gris


Il fait gris
L'homme n'est rien
Il ne parviendra jamais
A consoler
La tristesse du ciel

Il fait gris
Sur la mélancolie
Aucune musique ne joue
Ce qu'elle dansait hier

Il fait gris
Ce printemps dans l'hiver
N'est plus refuge

Les chapeaux de toile
S'ennuient et se disputent

Et je deviens, pour un mot, pour un rien
Flaque dans la pluie

jeudi 13 mai 2010

Certains jours


Certains jours
Tout redevient étrange
La moindre parcelle
Ne se reconnait plus

Certains jours
Je ressemble peut-être
A cet arbre à l'envers

Déployé vers le bas du ciel
Je ne sais même plus

Certains jours
L'arbre dérange
D'autres se moquent
Des branches tombent à terre
Et ne reviendront plus

Certains jours
L'arbre s'indiffère
De lui, de tout ...
Et son rire aux éclats
Eclabousse le ciel

Certains jours ...

Brouillard de mai

Il ébouriffe tout
Sur son passage
Comme un dernier cri
Que l'hiver voudrait pousser

Il met de la mélancolie
Sur chaque paysage
Indécise brume
Elle repartira sans doute bientôt
Dans des cointrées lointaines
Plus loin que nous

Le brouillard de mai

Comme des paroles à entendre
Des chuchotements possibles
Au retour du grand soleil


Nous ne pouvons qu'attendre
Espérer

mercredi 12 mai 2010

samedi 8 mai 2010

vendredi 7 mai 2010

La force de l'Amour

Un texte de Paolo Coelho que j'avais envie de vous faire partager :

L'Amour ne consiste pas à rester immobile comme le désert, ni à courir comme le vent, ni à tout voir de loin.

L'Amour est la force qui transforme l'Ame du monde. Quand nous sommes entrés en elle pour la première fois, nous avons cru qu'elle était parfaite. Mais ensuite nous avons vu qu'elle était le reflet de tout ce qui a été créé, qu'elle avait aussi ses guerres et ses passions.

C'est nous qui alimentons l'Ame du monde, et la terre sur laquelle nous vivons sera meilleure ou sera pire selon que nous serons meilleurs ou pires.

C'est là qu'intervient la force de l'Amour, car, quand nous aimons, nous voulons toujours être meilleurs que nous sommes.

dimanche 2 mai 2010

Répétition

Dans la lenteur de l'eau
s'insinue la douce répétition des choses

Le souffle des mots

Sur les planches
des mots trop fatigués
se chiffonnent entre eux
De vieux mots habillés de travers
Pour des chanteurs oubliés
Buvant de vieux sirops
Dans des cafés perdus

A la mort des étoiles
Les mots se tordent entre eux

Sur les planches
des mots naturellement obcurs
Ouverts sur des mélancolies

Des mots hagards et engloutis
Morts ... avant le premier cri

Sur le sol glacé, des mots griffés
avalés dans la craie de colère
par des mains impatientes

Sur les planches
Comme des marionnettes
Sur le fil d'une lettre
Des mots toujours vivants
Prêts à renaître

La vitre d'un dimanche

Dans la maison-planète
Je regarde le ciel
Est-il de mai ou de novembre
Il a dans ses bagages
Tant de pluies au pluriel
De silences et d'orages

Dans la maison-planète
Je recherche le bleu
Est-il d'ombre ou de lumière
Tant de drames et de larmes
Sur notre pauvre terre


Dans la maison-planète
J'interroge les anges
Tandis que, sans bruit
Du tourbillon des jours
Naît un nouveau dimanche

Le sentier des étoiles

Ce merveilleux sentier
Avec ses jeunes pousses
Dans la pleine lumière
Eclairera bien la route
Et guidera nos pas

J'aime
Ces fleurs du printemps
Toutes ces courbes lentes
Dessinées sous le ciel

Le sentier des étoiles
Convient parfaitement
A l'émerveillement

lundi 26 avril 2010

Nécessité de dire

Si la poésie ne demeurait qu'un petit conte de fées au-delà du réel, à quoi servirait-elle ?

Si la poésie n'était que couleurs claires, bleu du ciel ou limpidité d'étoiles, elle trahirait son âme : il y a aussi la nécessité de crier et de dire ....
à la place de celui qui ne peut plus
Pour celui qui ne sait plus ...

Comment croire en ce monde meilleur
Promis depuis longtemps

Un homme seul passe les nuits dehors
Sa maison est devenue

Une place sur un banc

Comment croire en ce monde meilleur
Promis depuis longtemps
Si la liste de toutes les souffrances
Des hommes, des femmes et des enfants
Ne cesse de s'allonger
De jour en jour

Implacablement

Comment croire en ce monde meilleur
Promis depuis longtemps
Si les guerres et les conflits
La haine et le mépris
Nourrissent encore la terre
Sans parler des colères, des jalousies
Des violences gratuites

Comment croire en ce monde meilleur
Si en le regardant
J'ai parfois la nausée, lourde et envahissante

Comment croire
Si tous les mots me manquent
Pour crier et pour dire ...

Au fond du puits

J'ai envie ce matin
De jeter au fond du puits ...

L'ombre qui enchaîne
Et qui empêche d'entrevoir
La source de lumière

J'ai envie ce matin
De jeter au fond du puits ...

Tout ce qu'il faut oublier
Abandonner
Pour sans cesse
Jour après jour
Recommencer ...

dimanche 25 avril 2010

Humilité

Entre les mains du monde
L'homme arpente lentement
De l'infini grand à l'infini petit
Le mystère de la vie

Mais sa vie s'enfuit déjà
Du ventre de la terre

Entre les mains de la nuit
L'homme se trouble

Un face à face de plus avec les étoiles
Toute la majesté de la lumière
S'offre à lui
Mais les étoiles s'enfuient déjà
En fractions de secondes

Entre les mains de la terre
L'homme découvre l'âme de toutes choses
Un papillon se pose
Un enfant se souvient
De son pays lointain
De ses couleurs d'école

Entre les mains de la vie
Tout se joue dans la beauté
De l'éphémère
Et le temps nous bouscule

Entre les mains du monde
Si grand, oh oui... si grand pour nous
L'humilité devient .. nécessaire

Folle espérance

Pour toi que l'on oublie
J'arracherai
Au livre du désert

Les paroles vivantes
Encore sèches et meurtries
Mais jamais étrangères

Pour toi que l'on accable
Ton cri s'envolera
Au-delà du soleil
Sur les ailes du ciel

Le monde écoutera

Des mains pourront venir
Pour panser tes blessures
Te rendre l'espèrance
Sur tes lèvres un sourire

Au pied d'une même église
Tous les peuples en prière
Se lèveront pour toi
Et guideront tes pas

Pour tous les innocents
Le baiser de la paix

Et tu pourras renaître
Revivre
Et croire encore

Que rien n'est impossible

Eternelle pensée

Je dépose pour toi
Dans le silence du matin
Un bouquet de pensées
L'éternité de cette fleur
Tu l'aimais tant ...

Je garde en mon coeur
Notre amitié fidèle
Un cadeau du ciel
D'avoir pu se connaître

Pour toujours
Cette fleur du printemps
Dans l'éclat du soleil
Me parlera de toi

Je dépose pour toi
Dans le silence du matin

Bien au-delà de nos printemps
L'éternité du coeur

Les mots s'en moquent ...

Les mots se refusent parfois à venir jusqu'à la page blanche.
Dans ces moments troublants, il ne reste plus que la patience...
Il y a des matins où ma plume aurait beaucoup de choses à dire mais ... c'est encore un peu le silence ...
Tous les cahiers restent vides, en attendant que les premières syllabes veulent bien traverser le tunnel. D'accord pour les syllabes, mais ... et si les mots s'en moquent ?

La patience en apprend sur le caractère des mots, mais surtout : les mots apprennent la patience...

Ce petit rien

Un vieux cahier
Comme un grimoire
Surpris de ce silence
Entre les mots et moi

Un souffle passe
S'arrête

Inondant sur son chemin
Un jet de plume
Ce petit rien
Qui s'épuise parfois
A vouloir
Toujours dire

le télégraphe

La vie
Expédie parfois
Le télégraphe
D'un jour de pluie

Un vague sentiment
Dérobé à l'anonymat
Un langage inconnu
S'offre à notre bienveillance

Jeux d'âmes
Ou jeux de dames ?
Le mystère reste entier
La clé des mots se perd

Tandis que le télégraphe
Frappe déjà à d'autres portes ...

Uniques et différents

Entre nous
Entre toi et moi
Entre moi et les autres
Entre toi et les autres

Autant de façons de faire
De voir
D'apprendre, de comprendre
De valider, de s'émouvoir
De vérifier, de se tromper
De s'émerveiller
D'aimer

Mais toujours cette lumière
Si vive, éclatante et fidèle
Aux portes de nos coeurs

samedi 24 avril 2010

mardi 20 avril 2010

Fuite poétique

Comme un vol de mésanges
Dans l'azur du silence
J'attends
Au détour de ma vie
L'ombre d'un doux printemps
Pour ensoleiller l'horizon
De mes jours
Et du temps qu'il me reste
A savourer la vie
Goutte après goutte

En moi
Lentement
La musique des saisons
Me prend
Et dans cet étourdissement
Je m'enfuis
En poésie

J'ai mal au monde

J'ai mal au monde
Quand il se fait violent
Poison prison
Cruel
Quand plus aucun oiseau
Ne vient jouer
Sur les pentes du ciel

J'ai mal au monde
Et mes larmes rejoignent

l'océan de l'hiver
J'ai mal au monde
Et mes larmes rejoignent
Le ventre de la terre

lundi 19 avril 2010

Un nouveau chemin

Comme un nouveau chemin
Arpentant le désert
De sagesse et de joie
Notre amitié s'enivre
Au ruisseau du bonheur

J'ai dans la tête et dans le coeur
La voix des hirondelles

L'émotion du moment
Entendre battre les rires
Pour qu'ils résonnent à travers
Les ruelles du temps

Comme un nouveau chemin
Arpentant le sans cesse
Découvrir toujours
Cette parcelle infinie
Qui nous relie à l'autre
Et qui nous fait aller

Toujours plus loin

lundi 12 avril 2010

Perles étoilées


Il me faudrait beaucoup de temps
Pour trouver le mot juste
et pour espérer
faire tomber de la lune
Les rêves étoilés

Sur le fil

Sur la branche de la vie, le temps se joue de tout, de l'oiseau, et de nous.

Au firmament des couleurs, le temps fait exploser les fruits rouges, hier encore ensevelis, sous les colères du vent.

J'aime l'innocence d'un oiseau sur une branche. Sa confiance en tout. Sa fragilité pleine de tendresse et son chant qui s'en va chaque matin colorer un peu le ciel.

samedi 3 avril 2010