lundi 9 mai 2011

Ecrire






Ecrire, à même le silence. Le dos sur le sable, ouvert aux mots. Mots qui se bousculent, qui ont encore du mal à venir. Douleur vive au sortir des tombeaux. Ecrire à même le silence, cet océan de pourquoi, parfois tâché de sang ou d’odeurs de lavande. Oser s’aventurer en soi, là où le verbe nouveau accentue l’éclat de l’ombre ou la joie de la lumière. Là où la parole devient sacrifice. Mais parler toujours, dans le sourire innocent de la nuit qui avance. Ecrire en son écho, de profundis.Je me retrouve au ventre de la terre, abasourdie de mots, et je n’entends plus rien, sinon que l’océan trop chaviré de l’inconscience.

Ecrire, comme aller au delà de la terre trop lointaine, celle qui a porté puis enseveli l’homme avec son avenir.

Le monde est là, immense et bleu, dans la source des visages il y a encore la raison du mot, l’herbe tendre à croquer dans la fenêtre des syllabes.
Ecrire, tracer un chemin, suivre le fil du vent, mais toujours écrire, comme ce que l’on a retenu trop longtemps et qui vient, explose en millions de phrases maintenant célébrées dans leur naissance. Enfin !

mercredi 4 mai 2011

Au soixante douzième étage

Je suis la fille du soixante-douzième étage. Chaque soir, dans ma tête, je tutoie un ange. Je l'appelle Célestin. Il me protège.

Je suis là mais ne vois rien. Les humains sont devenus fourmis. Et leurs cris ressemblent à des chats perdus dans la hantise des nuits. Au soixante-douxième étage, le monde est trop petit, étriqué parait-il.

Il paraît qu'il y a des forêts remplies de cabanes pour les enfants des villes. Un jour, Célestin m'offrira une cabane. Un ange, ça vous fait la courte échelle jusqu'aux étoiles.

Je suis la fille du soixante douzième étage, mais tout le monde s'en fout !

Ce soir, j'attends mon fiancé. Il s'appelle Célestin, il ressemble à un ange ...

Vous avez dit "transports en commun" ?

Que la volonté de l'inspiration éclaire l'âme des sages et veille sur le monde.

Cette foule en masse me donne le tournis. La peur au ventre. L'esprit du grand vide est là, dans le trou béant de la matière. Le monde est sec. Il attend.

Le numéro 17 franchit le socle de la terre, il ne s'élancera pas vers le ciel. Le monde est noir. La sueur à son front, cette foule en masse m'attire. Le vertige est là. Dans l'image froide des regards croisés. Dans cet homme qui semble extirpé de son sommeil, dans cette femme appelant à l'aide... Le monde est là, en quelques morceaux épars, musiques dans les oreilles. Mais qui écoute l'autre dans ce fracas assourdissant et immobile ? Qui pourra secourir d'un sourire un enfant perdu ? Personne !

Le chauffeur du numéro 17 rentre chez lui, embrasse sa femme. Ce soir, il y a un match à la télé.

Mais en vain ...


Au loin là-bas, quelque part en moi, une rue pleine de vie assaille mon âme de mille couleurs. L'enfance revient parfois, comme un livre laissé inachevé. Elle essaye de refleurir entre les ronces, mais le temps l'égratigne avec l'acier de sa lame. Il n'est pourtant pas si méchant, le temps ...

Je ne laisse rien au sommeil ni au jour qui se lève. Le désir chemine au plus profond de mes rêves. Il faudrait parfois s'égarer jusqu'au bout du songe, revenir raconter ... Mais le matin qui arrive comme un voleur emporte tout, même mon silence ...

La fragilité du silence est là, dans le bout d'un nuage.

L'épuisette à la main, l'homme peut toujours essayer d'attraper la lumière ...

mercredi 23 mars 2011

Un chaton sur la branche

Sur la branche du printemps
Un chaton indécis se balance
Clin d'oeil d'un instant choisi
A la fois naïf, tendre et malicieux

Doux printemps

Doux printemps
Revient faire chanter en nos coeurs
L'écho naissant de chaque fleur

dimanche 20 février 2011

Le poème sans image

Il vient de loin
Comme un ailleurs
Du bout du monde
De l'autre côté de la terre

Il repartira bientôt
Des mots sur son épaule
Il aura sous les pieds
La terre détrempée des souvenirs
Son pied sera alerte
Sur son passage
De vieux enfants se reconnaîtront

Il sera légende
Musique, étrange composition
Orchestre fou
Vol d'oiseaux au-dessus du village
Ciel d'été ou d'orage

Le poème sans image
Nous dira tout

Le silence

Sur l'horizon du silence
Tout se tait
Pour que chante enfin
L'âme du ciel
Plus haut que l'infini
la voix emporte avec elle
L'ultime cri

Sur l'horizon du silence
J'espère au profond de moi
que l'amour se fasse trace
Pour que nos coeurs deviennent
tour à tour
Empreintes
pas dans la neige

vendredi 28 janvier 2011

Ecrivez-moi

Ecrivez-moi
Au moment des jardins et des fleurs
Dans vos cuisines
Racontez-moi vos soufflés, vos gratins
Et vos instants choisis
En coeur à coeur

Ecrivez-moi
Les matins doux de pluie
Quand la rosée monte à vos lèvres
Et que l'arpège de la vie
Compose sur la route
Des moments inédits

Ecrivez-moi
Des étincelles oubliées
Le long des routes du rêve
Des morceaux encore chauds de soleil

Ecrivez-moi
Tout ce que vous voulez
Et si vous me laissez, en retour
Votre rue, votre adresse
Je pourrais avoir aussi cet écho tout simple
Rien que pour le plaisir... d'écrire

Des poèmes se promènent

Dans ma tête
Un poème se promène
Il trébuche et perd pied
Devant la réalité

Plus loin
Des poèmes chuchotent
Murmurent entre eux
Et je n'entends rien
De ce brouhaha
De leurs silences
J'écris "je ne sais pas"
Sur le chemin des jours

Des paroles s'enfuient
Libres et heureuses
Vers d'autres ciels
Elles se rejoignent
Pour faire un bout de route ensemble

Chaque mot est entièrement libre
Le poète n'est qu'un instrument
Un outil banal
D'un moment créatif

Mince alors, entre temps
Comme je vous parlais
J'ai perdu l'adjectif
Un mot s'est échappé
De la phrase sacrée
Le poème s'est arrêté net
Sur le blanc de la page
Et la ligne moqueuse
A tiré un grand trait
Sur une histoire inachevée

Mince alors, que savons-nous
Des mots qui se promènent
Dans le coeur de nos têtes ...

jeudi 27 janvier 2011

Au fond du puits


Au fond du puits
Dorment encore
Les secrets profonds
Des hommes et de la terre
Même le vent fou
Ne pourra rien voler

Au fond du puits
Survit encore
L'impossible lumière
Main tendue vers l'infini de la nuit
Soupçon d'éternité

Plus loin, des hommes marchent
Arpentant chaque jour
Un peu de ce mystère
Qui s'appelle la Vie

C'est déjà bien !

J'ai la nuit
Tu as le jour
Et vice-versa

Et nous nous donnons la lumière
Et nous volons à la lune un peu de son éclat
Une étoile s'échappe
et s'en va,
troublant déjà de sa voix cristalline
L'espace des forêts

J'ai le jour
Tu as la nuit
Et vice-versa

Jour et nuit sont des illusions
Des offrandes joyeuses imprévisibles
Des larmes fragiles mêlées de sang et de feu
Des rires d'enfants, des souvenirs,
Des vies entières...

Et pourtant, nous ne possédons rien
Ni le temps, ni l'eau, ni la terre, ni la lumière

Ni l'arbre ni l'oiseau
Ni le repos ni l'envie, ni le désir
Ni la chanson qui s'enfuit déjà

J'ai la nuit
Tu es le jour
J'ai le jour
Tu es le matin clair

Ne sommes-nous pas avant tout
Nés du même verbe
"ETRE"

Alors, peu importe à qui appartient le jour
Peu importe qui dérobe la nuit
Gardons-en la lumière !

Nous sommes vivants, c'est déjà bien !

mardi 25 janvier 2011

Variation sur les mots

Les mots, comme une petite musique qui bercerait les âmes....

Il y a parfois dans le vent des paroles volées, des hivers à venir, des notes inespérées.

Des étés oubliés se promènent encore sur la rive du temps ...

Recroquevillés dans le petit coin du jour, les mots ressemblent à des murmures malicieux d'enfants.

Chaque matin, le toit de la maison des mots est à reconstruire, à consolider. C'est ce que croit le poète, lui seul ose encore rêver sur le toit de la maison des mots. Mais le poète tombe aussi parfois de haut : chute sans parachute sur le pavé, au milieu des regards stupéfaits ... dérapage incontrôlé de quelques syllabes éprises de liberté. Soudain, sans crier gare, un mot est sorti de l'histoire ...

Les mots, comme une source vive. Puisés dans la fontaine, ils apportent un peu de chaleur dans le paradoxe de leur rafraîchissement : étonnant ! Aller plus loin que l'eau, pour surprendre le ruisseau infini d'un mot flottant sur le temps. Petit mot deviendra grand ...

Mots croqués sous le chêne, mots-paysages, avec au fond des yeux le reflet des collines et de l'arc-en-ciel. Mots de sirènes ... Mots noirs et blancs croisés un jour d'amour et de mariage. Mots assourdissants de musique pour faire danser la mère et l'enfant, de force et de vie pour nous montrer un petit peu de paradis.

Les mots se cachent parfois dans l'étourdissement du printemps qui renaît. Et puis, il y a des mots fougueux, surpris dans l'hiver languissant .. Des mots-flocons avec la bouche ouverte sur les étoiles ... Des mots, comme un léger voile aux portes de nos coeurs.

Mots que j'aime, de tous les poèmes, mots quand même, absolument ...

Dans la cuisine des mots, tout mijote lentement, et le premier qui voudra retirer le couvercle - soleil transparent, trouvera sur son chemin la braise de propos encore brûlants. Dans la nuit de mes mots, je viendrai en récolter toutes les cendres ...

Que l'année qui vient de naître offre à la vie un arc-en-ciel époustouflant de mots !

samedi 15 janvier 2011

Croqueuse de mots

Je te croque
Mot-radis mot-savon
Mot-raton-laveur
Mot-de-mon-coeur
Mot-à-mot
Mot-tiret-point-virgule-mot-d'interrogation
Mot-sans-suspension
Mot-attaché-à-un-autre-mot
Mais mot-mal-mot-couteau-délié
Mot-prenant ... la fuite
Se déguisant et arrivant masqué
En grande liberté
Mot qui respire
Mot soufflé et croqué à la pomme
Mot bleu pour attendre l'automne
Mot transparent sous l'âme blanche
Mot du mardi ou du dimanche
Mot raccourci car trop pressé
Mot farci ou gelé et mot trouvé
Sur le pavé des amis
Mot de l'eau et de la vie
A l'infini
Et si demain tu me téléphones
Nos voix trouveront bien
Des mots qui sonnent

vendredi 14 janvier 2011

Le bonheur

La petite musique du coeur
compose parfois, sur l'arpège de la vie
des sonates de bonheur
morceaux choisis ...

Alternance

Sans cesse, la nuit se dispute le jour
Et dans ce tourbillon infini, entre étoiles et soleil,
Le violon de la vie résonne de merveilles

samedi 8 janvier 2011

Subtilité

Ecrire : crier
A l'encre de soi-même
Tâcher ce cri
Puis en rire

Et le lancer plus-haut
Aussi loin que le jour

Ecrire : s'écrier
Pour croire enfin
Avoir trouvé la craie
Ne plus perdre la clé
Peut-être ...

Merci !




Né en 2008, ce blog vient de dépasser
les 24 000 visiteurs !


A vous tous, voyageurs fidèles ou inconnus de ce site de poèmes, je tiens à dire un très grand
Merci !

Comme le verre de l'amitié, la poésie a besoin d'être partagée ...

N'hésitez pas à faire connaître ce blog à vos connaissances.

Venez ici aussi souvent que vous le souhaitez, pour vous ressourcer, vous détendre, vous promener ...


C'est une escale en mots, en émotions et en paysages
étoilés qui vous est offerte, simplement ...

Dans la joie des poèmes, je vous dis ... à bientôt !

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Extraits des statistiques affichées dans ce blog :

Visites reçues entre le 10-12-2010 et le 7-1-2011 : France : 3828 ; Canada : 466 ; Belgique : 269 ; Suisse : 117 ; Algérie : 65 ; Maroc : 65 ; Etats-Unis : 40 ; Tunisie : 34 ; Royaume Uni : 21 ; Allemagne : 17.

Visites reçues au cours de la semaine : France : 590 ; Belgique 41

Poèmes ayant reçu le plus de visites - Sur toutes les périodes (depuis l'ouverture du blog) :
des lumières à partager : 2377 vues ; petite flamme : 877 ; petit chat : 226 ; parenthèse gourmande : 131 ; effet miroir : 131 ; colère : 99 ; brouillard et brume : 87 ; page blanche : 60 ; de l'autre côté du ciel : 50 ; de la mer : 49

Rire aux éclats

La recette du bonheur ? C'est peut-être de rire, d'éclater de rire ...

"Quand j'ai vu tes yeux devant les deux oeufs à la neige complètement loupés, je n'ai pas pu me retenir ..."

En 2011, je vous souhaite de nombreuses tranches de rire, pour un oui, pour un non, pour un rien, tout simplement ....

Rire, ça fait tellement de bien !

Monsieur et Madame Héa ont une fille, comment s'appelle-t'elle ?
Aline

Deux gommes se rencontrent.
- Comment ça va ?
- Gomme ci, gomme ça !


Quel est le comble de la clé ?
Etre mise à la porte

dimanche 2 janvier 2011

Je suis là
Et je n'en reviens pas
D'arpenter la vie
Jour après jour

Les ruelles de mon enfance
S'envolent et dansent
Et cette symphonie
Revient parfois
Comme un mirage
Au plus profond de moi

Combien de forêts,
de visages
de sourires
Je ne me lasserai jamais
De cet émerveillement
VIVRE !

Je suis là
Et je n'en reviens pas
Voyageuse, amoureuse
Tant et tant d'émotions
Mystère captivant et sincère
Au plus profond de moi

Au loin, j'entends le violon
Il poursuit sa sérénade
Sur l'archer du temps et des jours
Son chant voudrait tant
Comme moi
Atteindre le ciel

dimanche 26 décembre 2010

Princesse




Tout en haut des branches
Comme si personne ne te voyait
Tu redeviens funambule
Retour en enfance, dans ta bulle
Pour réapprendre à jouer



Au fond de ton regard si vert
Danse la lumière
Entre confiance et doute
Indécisions ...


Que gardes-tu en ta mémoire blessée ?
Des secrets, des souffrances, des colères ?

Qui es-tu ? D'où viens-tu ?
Sans nom et sans collier


Si apeurée des hommes
Oubliée de la tendresse
Chassée de leurs maisons




Tu gardes tes mystères
"Princesse"

dimanche 19 décembre 2010

Et nous boirons le jour et le printemps
La nuit et ses couchants

Tout est possible

Dans les bras du silence
La lumière est là
Comme un sourire du soleil
Aux portes de nos coeurs

Tout n'est plus que dans le beau
Une étoile s'enivre et danse
D'autant de féerie
Sur le chemin des nuits

Noël, tout redevient possible
Tout peut renaître et se construire
La musique de la vie égrène
Ses notes de neige et de pluie

Noël, au loin, là-bas
Un homme-enfant sourit

lundi 13 décembre 2010

Jeux de lumière


Dans la peau de la lumière
Battent des coeurs
Des âmes souriantes
Dessinant dans le ciel
Des nuages et des couleurs
Pour faire étinceler
Et rendre à la vie
Son éclat le plus pur

Dans la peau de la lumière
Battent des coeurs
Autant de gerbes de fleurs
Pour se sentir vraiment
Vivants

dimanche 12 décembre 2010

Bien plus loin ...

Avec ta main dans la mienne
Nos paroles voleront
Bien plus loin que tous les ciels

Etat d'âme

Sur la mer déchaînée
Flottent mes états d'âme
Et la vague brise le ciel
Mes larmes se noient
Dans le coeur de l'océan

Sur le piano des jours
J'ai attendu longtemps
Mes illusions
Et dans ces moments
D'incertitude
Plus rien ne comptait
Que le mouvement
De mon âme contre mon âme

Sur la mer apaisée
Le cri du cormoran
Et puis, soudain, le grand silence
Quelques notes sur le clavier du temps

Un coeur, deux coeurs, ...
Par hasard, par milliers
Là, soudain, dans le bleu
Nous sommes là, au creux de l'océan
Au ventre de la terre
Et nous vibrons, joyeux et malheureux
Nous sommes des vivants !

Etourdissement ...

On ne revient jamais
De la musique
Elle étourdit
Le creux profond de l'âme
Elle entraîne bien au-delà du vent
Dans l'espace joyeux du soleil
Alors tout s'harmonise
La terre peut chanter
Un rêve pour l'homme

On ne revient jamais
De la révélation
De ces notes posées
Sur un diapason abandonné
Et rien, au-delà de mes nuits
Ne pourra me faire oublier

Les arpèges insensés

samedi 11 décembre 2010

samedi 4 décembre 2010

Chemin de hasard

Sur le chemin du hasard
Je m'éloigne parfois
De moi-même
En cherchant ailleurs
Chez les autres
Ce qui jaillit pourtant
Au plus profond de moi

Sur le chemin du hasard
Je n'ai parfois
Que le murmure assourdissant
De mon âme
Et le cri d'un oiseau encore libre
Cherchant le bon côté du ciel

Sur le chemin du hasard
Le doute me surprend
Agite son mouchoir
Dans le fracas incessant
Du monde autour de moi
Vacarme tellement vivant !

Ailleurs
La chanson des souliers
Pas à pas
Enveloppe les routes
Je cherche encore
De l'autre côté du temps
Réponses à mes questions

Sur le chemin du hasard
Je frôle un peu l'étrange
L'inédit, et je continue ma route
Le coeur à tous les vents

Conseils de la forêt ...


Je vous laisse imaginer
Les fantômes cachés
De mon coeur engourdi sous la neige
De mon âme prête à s'enfuir
Des griffes de l'hiver

Je vous laisse trouver
Vos possibles rêves
Et rechercher sous les feuillages
Les traces de la vie
Que l'hiver voudrait encore ébouriffer

Je vous laisse vagabonder
Dans le paisible et doux pouvoir
De vos rêves les plus insensés

Je vous laisse imaginer ...

samedi 13 novembre 2010

Sur l'horizon

Comme un point sur l'horizon
J'arpente les saisons
Et mon coeur se répand
A l'envers du soleil
Comme un point de lumière

Que sera-t'il demain
Sinon qu'un point
Sur l'infini du temps

Que sera-t'il encore
Au-delà de la vie
Au-delà de mon âme
J'arpente l'essentiel
Ce mystère envoûtant
Comme une symphonie

Comme un point sur l'horizon
Je navigue en silence
Arpentant les visages
Murmurant des prénoms

Comme un point sur l'horizon
Je suis

vendredi 5 novembre 2010

Tu es tellement unique !

Je te croise
Parfois virtuellement
Sur les pages blanches
Des jours et de la vie

Tu as gardé tes vieux sabots
Tes petites manies
Tes petites précisions
Alors parfois je me moque
Dans un rire plein de tendresse
Tu es tellement unique !
Je suis bien avec toi
Et si en joie de te connaître
Nos bavardages à la ronde
Des heures entières
Nous font rejoindre le monde
Au loin des enfants s'avancent
Ils s'enlacent dans la tendresse
Ils portent encore un peu de nous ...

Je te croise
Au soleil couchant de mes rêves
Je te vois
Sur une photo de Paris ou de Genève
Et nous ne comptons plus
Les sonneries de téléphone
Les voyages et les moments heureux
Notre amitié sacrée
Nous fait entrer en force et en victoire
Dans le fouillis joyeux de nos mémoires

Et je crois bien qu'à force
Nous allons finir par nous trouver
Des airs de famille
Comme une ressemblance

Tu es tellement unique !

Mon essentiel

J'irai chercher dans la nuit la plus profonde, des mots qui épouseront le monde. Et lorsque le soir tombera, je t'apprendrai à respirer comme moi, cette musique si vivante avec des paroles creusées comme des sillons.

Et nous retournerons au berceau de nos vies, nous passerons par la porte de l'espérance. Puis, sur le petit mur de pierre, nous attendrons la naissance d'un nouveau jour, nous lui donnerons le nom de liberté.

La main dans la main, nous continuerons ce chemin d'essentiel.

Grandir


Grandir
Dresser son âme vers le ciel
Elever sa joie au soleil
Pour que l'accordéon du coeur
Résonne au fond des ruelles

Grandir
Aller plus loin et encore bien au-delà
Ne plus avoir peur
Prendre le chemin
Et le suivre
Pour que la musique de la vie
Fasse danser la misère

Grandir
Entonner de sa voix la plus haute

Le chant qui rejoindra les cîmes

Grandir
Se déployer
Sans se retourner
Le passé est bien fini

Pourquoi la rose

Au petit matin
la rose est surprise
de se retrouver ébouriffée
La vie prend parfois
d'étranges couleurs

Au matin
C'est un petit poème
Qui se laisse aller
A parler d'une rose

dimanche 17 octobre 2010

Quelque part ...

Quelque part
Un ange arrive
Un autre part
Et sur nos chemins de terre
Nous ne savons rien

Quelque part
Sur l'autre rive
Une attente fébrile
Pour deux coeurs en fusion
Une solitude jadis blessée
Nous sommes dans le mystère

Quelque part
Un souvenir revient
Est-ce un songe lointain
Puis des êtres s'éveillent
Nous arpentons le miroir

Quelque part
Entre ciel et mer
Les eaux se divisent et se répondent
Le silence rejoint les coeurs
Sommes-nous ruisseaux ou rivières ?

Quelque part
Soudain
Un peu de merveilleux
Le temps semble arrêté

Alors, tout nous semble si beau ...

Au bord de l'âme

Au bord de l'eau
Un petit poème est tombé
Doucement, sans bruit
Des poches de la nuit

Le petit poème
Nous parlera de l'eau
De la Vie, de Venise

Il cherchera ses mots
Pour dessiner davantage
Une étoile ou du bleu
Sur la marge des pages

Au bord de l'âme
Un petit poème
Naturellement

Je ne peux plus le retenir ...

Lumière de Venise


Lumière de Venise
Tu me prends et m'attire
Irrésistiblement
Lumière galante
Délicieuse, envoûtante
Tu hantes et tu séduis

Lumière de Venise
Le vent t'épouse
Il suffit de goûter
A la joie de ces soirs
Au bord de la jetée

Et jusque sur les places
J'ai au fond de moi
Tes moindres reflets

Lumière de Venise
Tu as le goût sucré
D'une rivière scintillante
Infinie dans son éternité

vendredi 17 septembre 2010

Au creux de toi

Lovée au creux de toi
Comme dans un rocher
A l'abri du monde
De son effervescence
Les cheveux dans le vent
Près de nous
En nos coeurs
Chantent des anges
Et nous sommes seuls
A les comprendre

Comme des sons
Qui s'appellent et se répondent
Nous nous étourdissons
D'amour
Jusqu'à briser la nuit

Et nous sommes seuls
A les entendre
Ces anges dans les nuits ...

jeudi 16 septembre 2010

Enfin l'automne ...

Il faudrait parfois
Dans les vignes de la vie
Trouver quelques grappes de bonheur
A vendanger
Pour illuminer de soleil
L'aube de nos hivers

Pensées d'automne

Sur le sentier doré de l'automne
J'ai attendu longtemps
L'éclaboussure de sa lumière

Un peintre merveilleux écrit
Sans cesse et sans répit
Sur la mousse des forêts

Devant la splendeur de l'automne
Mon âme s'émerveille et frissonne

Plein les yeux

L'automne a parfois
Des rivages joyeux
Délicieux et charmeurs

Au-delà des eaux tranquilles
L'automne ouvre en grand
Pour nos regards d'enfants
La porte de son coeur

L'automne et sa lumière

Dans chaque lumière d'automne
Le ciel tient ses promesses

Pensées d'enfance

Dans ma tête
Un bout de mon enfance
Comme autant de frissons
De chansons, d'espérance
En partance ...

Un petit bout de banc
Symphonie d'un dimanche
Une musique qui s'envole
Sur un chemin d'école

Dans mon coeur
Je te cherche
Amie de ce printemps
Nous partions en courant
Sur les sentiers encore blanc
Et tout nous souriait

Où es-tu aujourd'hui ?
Ce soir une petite musique
Voix dans la nuit
Vient me parler de toi
De ce qui s'est enfui
Qui ne reviendra pas

Nostalgie nostalgie
Amie de ce printemps
Je t'offre ce poème
Simplement

vendredi 3 septembre 2010

Au coeur des cathédrales

Au coeur des cathédrales
J'entends venir le temps
Des hommes bâtisseurs
Qui portent dans leurs coeurs
La vérité du vent

Au coeur des cathédrales
J'entends venir souvent
Dans mes rêves d'enfant
L'été et puis l'automne
L'hiver et le printemps

Au coeur des cathédrales
C'est la vie qui palpite
Et puis le temps s'agite
Emportant avec lui
Dans son tourbillon blanc
Les vagues et l'océan

Au coeur des cathédrales
J'apprends

vendredi 13 août 2010

Tous à Paris

Si le coeur vous en dit, rejoignez-nous à Paris

Du 29 septembre au 3 octobre,
le coeur de la capitale battra
au rythme de la poésie

Toutes les étoiles seront en fête ...

http://www.poetesaparis.fr/

dimanche 25 juillet 2010

Le geste

Si l'on pouvait, en un seul geste
Offrir tout l'éclat de la terre et du ciel

Hésitation

Jour après jour
Le passé se laisse
Un peu ... chiffonné
Par un présent imparfait
Que nous souhaiterions idéal

Le futur inscrit déjà
En grandes lettres glacées
Son horizon puissant
Brisé ou étoilé
Et il nous indiffère
Par son absurdité ... déconcertante

Dans le couloir du présent
Des souvenirs se lèvent
Ils arpentent les murs
Griffonnant les blessures
Par des flots de couleurs
Et des visages gardés au chaud

Sur la marelle de la vie
Nous nous trouvons parfois
Entre terre et ciel

Coeur d'été

Coeur d'été, tu ébouriffes jour après jour
Toutes les larmes du soleil

samedi 24 juillet 2010

Merveilleux

La vie le temps les choses
Et la vie
Et le temps qui recommence
Et les choses qui bougent
Tout le temps
Que dure la vie

J'ai le sentiment de naître
A chaque instant
Emergeant du néant
Pour parcourir le monde
Et sa lumière

La vie me surprend toujours
Elle n'arrête jamais ses détours
Et change à l'infini
Le temps bouge et s'enfuit
Et les choses reprennent ..
Le cours des choses

Ce merveilleux de vie
M'émerveille toujours

En t'attendant

En t'attendant
Il me faudra surveiller
Le grand jardin
Celui choisi depuis longtemps
Par les oiseaux du ciel

En t'attendant
Il me faudra devenir
Lampe allumée
Pour ne pas sombrer
Dans la nuit de ta nuit

En t'attendant
Il me faudra marcher à ton pas
Pour ne pas aller trop vite
Et apprendre de toi
Comme de mon propre coeur

En t'attendant
J'apprendrai la patience
Et je te sourirai ...