dimanche 31 janvier 2010

Tout autour de la terre






Jusqu'à la tombée du jour
Pour oublier l'hiver
Pierrots et Colombines
S'enivrent de lumière

Aux couleurs du monde

Colorer sa vie
Aux multiples frissons du monde
Et repartir sans bruit
Sur l'océan des jours

Le rêve est fragile
La vie dans sa tendresse
Nous guide et nous appelle
A comprendre le temps
A aimer simplement

Colorer son coeur
Aux multiples frissons du monde
Et revenir demain
Pour aller ... toujours plus loin

Laisse-moi

Laisse-moi
M'emmitoufler de silence
Pour marauder le bleu de tes nuits
Effeuiller ton habit froissé

De solitude

Laisse-moi
Festonner les étoiles une à une
Pour ourler le satin de tes rêves
Nacrer tes larmes flétries
De troubadour

Laisse-moi
Naviguer sur le flot des fontaines
Pour inonder ton âme
De soleil et d'amour


Laisse-moi
Délirer mes je t'aime
A l'aurore de tes jours

Sur l'air des mandolines

Connais-tu ce refuge
Perché dans les nuages
Les frissons du vertige
Sur l'air des mandolines
Le temps s'est pétrifié
Au fond du paysage
Sous l'horizon immense
Que l'aurore illumine

Lointain exil


Connais-tu
Les pleurs de l'océan
Et l'azur qui chavire
L'arc-en-ciel de ses yeux
De retour sur son île
Les senteurs de cannelle
Dérobées au zéphir
Et la fugue du vent
Pour un lointain exil

Au sommet d'une bulle

Connais-tu
le berceau des étoiles
Et le nid du soleil
Les cités de l'espace
Et l'abri de la lune
Les donjons de cristal
Où dansent les abeilles
Ballerines de lumière
Au sommet d'une bulle

De givre ou de chaleur


Connais-tu ces pays
De givre ou de chaleur
Les lutins et les fées
Magiciens de la plage
La marelle des saisons
Sortilège de couleurs
Et l'élan vers le ciel
D'un enfant du voyage

Caprice du silence

Connais-tu ces chemins
Si lointains et si proches
Le passage de la nuit
Dans l'écrin de la terre
Le chant du troubadour
Sa fuite sous les roches
Le caprice du silence
L'écho de sa prière

Voyageur sans retour

Connais-tu cette offrande
De mon âme à ton âme

C'est le coin du poète
Son escale d'amour
Il t'attend sur le quai
Pour l'envol de ta flamme
C'est le coin du poète
Voyageur sans retour

Rêve vénitien

Venise ... Avec ces masques peints dans la lumière, ces soleils déposés comme autant de diamants sur les costumes étincelants ... Soudain, toute la cité prend des habits de fête. Les couleurs explosent et se reflètent, là-bas, sur la lagune. Loin de Venise, il reste aussi parfois pour nous un peu de rêve à saisir ... une simple image, pour nous entraîner dans un tourbillon multicolore, mystérieux et troublant.

jeudi 28 janvier 2010

Probabilité

Il se pourrait bien que notre petit univers ne soit que l'infinie parcelle d'autres mondes voisins.
De plus, il est tout à fait probable que ces mondes voisins soient tenus, comme nous, à l'écart de la grande confidence ...

lundi 25 janvier 2010

Mes hivers

L'hiver n'est pas toujours triste, il se teinte aussi de rose. La vie revient à travers lui. J'aime l'hiver, dans ce qu'il apporte de beauté et de transparence aux paysages. Une visite sous les arbres recouverts de givre, la contemplation d'un champ éclatant de blancheur. Toute la tendresse de l'hiver est là, dans la nature immaculée.
La musique du printemps revient dans le coeur de l'hiver. Même au coeur de cette saison la plus froide, les mouvements multiples de la vie nous accompagnent sans cesse.

Nouveau chemin

Dans la blessure de nos hivers
Il suffirait soudain
D'un nouveau chemin
Perdu dans la lumière
Pour de nouveau
Peu à peu
Croire en son destin

jeudi 21 janvier 2010

Symphonie de la neige - I -


La neige est musicale
Lorsqu'elle déploie là-haut son blanc chapiteau
J'imagine la fugue de la lune
Le chagrin des étoiles
Lorsqu'elle joue, doucement,
La symphonie de l'eau

Symphonie de la neige - II -

La neige est douceur
A mon regard d'enfant rieur
Elle est malice, caprice, volage, livre d'images
Et je reste là, immobile,
Dans mes ailleurs
A parcourir les saisons
D'un air joyeux, d'un air moqueur

Symphonie de la neige - III -

La neige joue
Au clavecin des étoiles
Et je balance avec elle
Dans mes rêves d'enfant

Quand je brodais pour elle
Des tapis d'oeillets blancs
Sur les chemins du ciel

Patinage


Elle songe, et vient éclore, inclinée sur la glace, en implorant l'azur, fragile papillon. D'un mouvement très lent, elle découpe l'espace, puis cisèle une larme aux yeux de Cendrillon.

Son âme est parodie, son sourire est musique. Sa valse est une esquisse sur le lambeau du temps. Son corps de funambule, d'où perle un vent magique, s'élance et puis s'envole, a
rabesque un instant ...

Elle glisse à petits pas sur la soie, la dentelle. Elle vient bercer mes rêves, noyer mon impatience. S
ultane en mèches blondes, profil d'une gazelle, fiancée des saisons, elle sacre le silence.


Je cueille et songe encore, au terme de sa ronde, au printemps sur le lac, au parfum du cinnamme. Aux rayons du soleil, au vitrail sur l'onde, aux couleurs-violoncelles, étoiles sur mon âme. Au mystère qui ruisselle et coule dans mon coeur, aux souliers de satin d'une fée brodée d'or, à la lumière-volcan, arc-en-ciel des vainqueurs, au diadème de banquise, au cristal du décor.

Je cueille et songe encore, lorsqu'elle revient éclore, pour capturer ma nuit en incendiant l'aurore.

mardi 19 janvier 2010

Au royaume de l'hiver













La neige, parfois

sur le clavecin des étoiles

dans une douceur d'arpège,

hisse ses voiles

Elle glisse, lentement entre glace et pluie

Symphonie de blanc et de lumière

Pour nous offrir un peu de poésie

Secret d'hiver

Des paroles encore blanches
endormies un instant
dans la tendresse de l'hiver


Chaque flocon de neige a son secret
Pour protéger le sommeil des étoiles

L'hiver


Il porte en lui l'essentiel de mes interrogations. Son silence est froid, inaccessible au moindre doute. J'entends, derrière la vitre, le chant noir d'un corbeau. Aucune vie ne semble aller et venir, et pourtant ...

C'est au plus profond de l'hiver que le printemps s'éveille et chuchote. La terre déploie déjà ses ailes pour faire germer, dès demain, le champ de blé.

L'hiver, réponse authentique à la question existentielle "et après ?"

Tout est encore vivant, tout peut continuer dans le juste mouvement des choses. Pourquoi s'en inquiéter ?

L'hiver, c'est l'harmonie troublée de la lumière.

Ecrire la vie, avec la buée sur la vitre. Boire le lait, comme on prendrait pour soi le bol délicieux du soleil.

L'hiver, ainsi, n'est plus à plaindre ...

jeudi 24 décembre 2009

Noël blues

A quoi sert Noël, si la lumière s'éteint sur de trop nombreuses rives du monde
A quoi sert la joie, si le coeur a trop mal
Comment parler de paix, quand l'âme cherche sans trouver le repos
A quoi sert l'espérance, si l'amour ferme à jamais toutes ses portes
A quoi sert de vivre, si la nuit a toujours le dernier mot
Comment atteindre l'harmonie, si tout se brise pour toujours...

Noël approche... Des images flottent, bien au chaud dans nos mémoires. Un jour, pourtant, Noël ressemble au chemin des souvenirs perdus. Et les pensées s'égarent, dans les méandres d'un temps que l'on croyait en nous, avec nous, pour toujours.

Noël est au coeur de nos rêves les plus grands, les plus forts, les plus fous. J'ai cru longtemps que Noël avait le pouvoir de transformer les blessures ; pourtant, elles sont encore là, toujours vivantes, béantes, prêtes à s'ouvrir et à aller se montrer, nues, à la face du monde.

A Noël, je trouve que le passé est d'une grande violence, car le temps vécu ne reviendra plus jamais. Plus rien ne pourra jamais être comme avant. Oui, il y a des Noëls très gris au sortir de l'enfance.

Noël, fête d
e la lumière .... A quoi sert toute cette opulence de lumière si elle n'est pas partagée par tous ? Mon coeur a envie d'hurler contre cette injustice. Noël n'est pas toujours une fête. Et puis "la fête", c'est d'abord un mot inventé par l'homme pour tenter d'oublier que tout est fragile. En effet, comment faire coïncider Noël et sa paix avec toute la souffrance du monde, c'est d'une incohérence inouïe !

Oui, je l'avoue, il m'arrive de détester Noël et toute sa clique, j'y croise trop d'indécence ! Non, je n'ai pas toujours envie de dire que tout va bien et de faire bonne figure. Veuillez excuser mon coeur, il a ses raisons de ne pas toujours pouvoir être à la fête.

Il y a dans cette période de Noël, précisément, une obligation à être heureux, alors que la joie n'agira jamais sur commande !!!

Je ne veux rien savoir de ce qui se passe dans la société de consommation et des courses folles dans les magasins : je m'en moque !! Les tiroirs caisses de Noël m'exaspèrent !

Enfin, demain, Noël sera passé. Il s'éloignera, prendra le large, nous oubliera sans doute. Le monde rejoindra ses silences, ses colères, ses doutes, ses questions sans réponse. Au loin, la musique de la vie continuera son petit refrain sur la route du possible.

Pour trouver un peu de consolation, j'ai besoin de penser à Noël comme un
frêle oiseau sur la branche de l'instant. Un tout petit oiseau qui viendrait nous murmurer, au creux de nos rêves les plus grands, les plus forts, les plus fous, que seul l'instant compte vraiment !

dimanche 20 décembre 2009

Mes pensées

Mes pensées
Elles s'envolent parfois
Au-dessus des nuages
Par delà les volcans
Et touchent parfois le ciel
Brisant dans leur éclat
L'harmonie du soleil

Mes pensées
Elles sont parfois de glace
De tempête et de froid
Lorsque mon coeur est las
Et soupire de tout

Mes pensées
Elles te suivent pas à pas
L'empreinte de ton coeur
Gravée au fond de moi

Mes pensées
Elles sont pour ceux que j'aime
Et que je garde là
Tout au fond de mon âme
Pour les jours où parfois
Me vient le vague à l'âme
De ne pas les avoir près de moi

Mes pensées
Elles sont vagues et soleil
Dimanche des merveilles
Pour un sourire joyeux
Franchissant les ruelles
Un enfant qui revient
Une amie qui m'appelle

Mes pensées
Elles sont belles et de paix
Quand il faut savourer
La joie des retrouvailles

La vie s'écoule

Jusqu'à la fin de la vie
Jusqu'à la fin du monde
L'eau des ruisseaux ou des rivières
Continuera sa ronde

Jusqu'à la fin de la vie
Les enfants danseront et joueront
En riant à travers les flaques ...


Et le temps poursuivra sa route
Sans se soucier de nous

Jusqu'à la fin de la vie
Jusqu'à la fin du monde
Nous serons dans ce mouvement
De l'eau, de la lumière et du temps

C'est dans ce malgré tout et ce pourtant
Du temps trop vite passé
Que l'on peut le mieux se réconcilier

Avec l'instant présent

vendredi 18 décembre 2009

Noël arrive




De Noël
Je vous souhaite
La lumière éclaboussée
La paix renouvelée
La tendresse et la confiance

De Noël
Je nous souhaite
Le regard de l'enfance
Pour nous réconcilier
Dans les bras de la vie

De Noël
Je vous souhaite
L'émerveillement
La douce renaissance

jeudi 17 décembre 2009

Joyeux Noël !

Pour vous, toutes ces étoiles
Tombées du ciel
Un beau soir de Noël
...

Une parure de lumière



A l'approche de Noël, j'ai voulu revêtir ce blog d'un habit de lumière. J'espère que vous vous sentirez bien ici, au creux des étoiles et de tous ces diamants du ciel choisis pour vous.

Ainsi, la poésie s'insinue partout, dans les saisons, mais aussi dans les mouvements de l'eau, du vent, de la lumière ; c'est bien cette lumière qui vient, doucement, à chaque Noël, déposer à nos pieds toutes ces couleurs.



Tous mes voeux vous accompagnent !

vendredi 11 décembre 2009

Une pause s'impose ...

*** UNE PAUSE S 'IMPOSE **

A compter du 28 avril, les mots partent en vacances
Pour une durée indéterminée

En attendant le retour de l'inspiration,
je vous souhaite une bonne promenade

A bientôt

jeudi 10 décembre 2009

Des lumières à partager


Sur le chemin de Noël
Tant de lumières à partager
A faire briller au fond des coeurs
A retenir de peur
De les voir s'éteindre
Dans l'ombre des nuits

Sur le chemin de Noël
Tant de mains qui se tendent
Tant de regards perdus
Qui espèrent et qui doutent
Qui pleurent au coin des rues

Sur le chemin de Noël
J'ai trouvé ce violon et puis une chanson
Un refrain à vivre tous ensemble

Sur le chemin de Noël
L'espérance endormie s'avance
Des lumières continuent de briller
Des étoiles ouvrent leurs bras
Pour l'âme transie de froid

Sur le chemin de Noël
J'espère .. en l'unité du monde


lundi 7 décembre 2009

De tout pour faire un monde

De la vie, j'aime bien le grand manège. Il nous entraîne bien plus loin que nous-mêmes, à la découverte d'autres carroussels tissés comme nous, dans l'ombre et la lumière.

Sur le manège de la vie, il y a les plaintifs, les naïfs et les distraits. Les oubliés et les toujours en retard, les qui ont toujours chaud, ceux qui n'ont jamais froid, ceux qui restent en bras de chemise pour vivre à leur guise, ceux qui sont peignés en pétard, d'autres qui aiment s'habiller un peu comme on se déguise, au carnaval et à Venise ... Et puis il y a ceux qui n'aiment que le blanc et les autres qui voient tout en noir.

Il y a les contemplatifs, les marcheurs et ceux qui sourient partout, ceux qui grincent des dents, les ronchons et les pas contents du tout intitulés râleurs.

Il y a les enfants mais aussi des plus grands qui ne sont jamais sortis vraiment du petit carroussel, les rêveurs et les plus instruits, les qui n'ont rien compris mais qui avancent quand même, et puis il y a tous ceux que l'on aime, et c'est bien grâce à eux que la vie est plus belle.

Il y a ceux qui ne disent rien, et les autres qui aiment faire du bruit, ceux qui donnent la main, les timides et ceux qui aiment sans rien dire, ceux qui semblent parfois très loin, les extravertis, les introvertis, les soumis, les indécis, et ceux qui se fichent bien de la poésie et même du lendemain.

Il y a aussi les capricieux, les gentils, les toujours heureux et les penseurs, les toujours à l'heure et les angoissés pour deux. Il y a les insoumis et les rebelles qui ne vivent que dans la querelle, le conflit, et puis il y a ceux qui préfèrent partir prendre l'air ou à la pêche...

Il y a ceux qui pleurent la bouche pleine et ceux qui ont toujours faim, les volontaires qui se donnent les moyens, et ceux qui cherchent en vain ... à perdre haleine, et puis ceux qui détestent les baleines mais dégustent du requin, quand même ....

Il y a les harmoniques et les langues qui piquent, les grands émotifs avec les yeux qui pleurent tout le temps, ceux qui font des grimaces, ceux qui passent et puis qui nous dépassent. Il y a ceux qui vont vite, et puis ceux qui prennent la fuite, ceux qui n'ont jamais le temps même pour la voisine d'en face. Et puis il a ceux qui ne peuvent pas faire autrement, parce qu'ils sont comme ça, un point c'est tout on arrête là...

Il y a les mélomanes et ceux qui ne veulent rien entendre, les m'as-tu vu et les trop fiers, il y a ceux qui ont toujours la tête en l'air et les grands bavards saliveurs, ceux qui chantent sous la douche et ceux qui viennent en remettre une couche ... de couleur ...

Il y a les nostalgiques, les passionnés de papillons, les chasseurs de nuages et ceux qui croient en Dieu et en l'homme, et d'autres qui ont vu des fantômes...

Il y a ceux qui n'ont pas un sou et puis ceux qui ont toujours le sourire, qui donneraient tout même la chemise et ceux qui voudraient être souris dans un trou parce qu'ils ont du souci de parler en public.

Il y a ceux qui aiment lire, d'autres qui détestent les mathématiques, mais qui ne refusent jamais une part comptée de dessert, il y a ceux qui ont au coeur plein de prières, et puis ceux qui pensent tout le temps, ceux qui galopent et les autres qui restent en plan. Il y a ceux qui se posent des tas de questions, et les autres qui coupent la conversation ...

Il y a les ironiques et les farceurs, ceux qui sont charmeurs et les grands séducteurs. Il y a les grandes familles et les petits clans, ceux qui sont seuls et qui auraient bien voulu "aimer plus grand", il y a tant de coeurs, le monde est tellement grand ...

Et puis, sur le grand manège, il y a toute la vie de ma famille, de mes amis, du monde, que la grande roue n'arrête jamais sa ronde... son grand mystère.

Nouveau jour

Le ressac de l'aube a la force soudaine d'un arc-en-ciel déployé, pour surprendre ce qui au fond de nous sait encore se laisser faire ... s'émerveiller d'un rien ... se contenter de tout

Sur l'amour

Le bonheur s'éparpille parfois en perles argentées. Sur les bords de l'indifférence, le chagrin peut bien attendre ...

Il n'est pas un coeur dans ce monde qui n'ait besoin de sa propre lumière, transcendée ...

Au grand jardin, l'ange veille, et l'enfance peut bien continuer sa route.

L'amour n'est pas le temps, l'amour prend le temps de l'amour. L'amour est dans le vent, dans le moindre repli de la forêt profonde, dans tout ce qui est vivant, dans tout ce qui se poursuit et encourage la vie.

La force inestimée de l'amour réside en chacun de nous.

Apprentissage

Derrière mon silence, je cherche sans cesse ton visage, j'espère et je t'attends.

Viendras-tu enfin colorer mes hivers en bouquets de lune ? Chanteras-tu encore pour un secret précieux entre le vent et la lumière ? Garderas-tu au fond de toi toute cette bienveillance comme autant de petites flammes sur notre chemin ?

Derrière le silence de l'autre, c'est là que je peux le mieux apprendre. Dans un face à face, en grande vérité.

Alors, parfois, je pleure ... Et mes larmes sont un flot qui m'entraîne bien loin, plus loin que le silence, jusqu'au rivage de tout ce que j'ai encore à découvrir, devant ma fragilité.

Je t'attends, les mains ouvertes et le coeur plus léger. Mon abandon est total, je vais me laisser apprivoiser ... Pour apprendre à AIMER.

mardi 1 décembre 2009

Moment risqué

A deux c'est beaucoup mieux,
on peut prendre de la hauteur
Jouer et puis, peu à peu,
vaincre ses peurs

mardi 24 novembre 2009

Le pont de mes poèmes

Sur le pont de mes poèmes
Tu trouveras mes joies et mes peines
Quelques pages de ma vie
Tout ce qui coule dans mes veines
Mes jours et mes nuits

Sur le pont de mes poèmes
Tu trouveras mes regrets
Un arc-en-ciel sucré
Une parenthèse en chocolat
Un peu de gourmandise
Quelques mots maquillés
Un oiseau qui s'envole
Un ciel étoilé
Des pensées fidèles
Une chanson ancienne
Des lumières allumées

Sur le pont de mes poèmes
Tu trouveras la vie sans fard
Comme elle est, dans sa simplicité
Un mélange ardent de couleurs
Tu trouveras parfois
Ce que j'ose dévoiler
Ce que j'aime, ce qui me fait du mal
La mélancolie des départs
La nostalgie du passé
Et la confiance apaisée

Sur le pont de mes poèmes
Tu trouveras ma tendresse et mes doutes
Ma colère et mes rêves
Tout ce que j'ai laissé au bord des routes

Sur le pont de mes poèmes
Tu trouveras
De l'amitié et de l'amour
Tout ce que j'ai envie de dire
Ce que je ne peux pas cacher
Ce qui me fait sourire
Ou pleurer
Mes passions ardentes
Ma vérité dépouillée
Mes émotions toujours vivantes
Tout cela, rien que pour toi

Sur le pont de mes poèmes
Je t'attends,
Rejoins moi

Sur le quai

Vers l'océan et les rivières
Les larmes voyagent
Et mon coeur si lourd
Porte en lui le regret
D'un départ annoncé

Même la gare est triste et sombre
La dame au petit chien dans son panier
Ne croisera pas mon sourire

Le voyage de l'âme
Est un long chemin
Pour se rejoindre soi-même
Sur la voie n° 44
Le train démarre

* * * * * * *

S'il fallait effacer de la vie
Tout ce qui fait du mal
Je gommerais d'un seul coup
Les départs
Les trains qui n'attendent pas
Les paysages devenus amers
Qui défilent et se perdent
Tout ce que le temps emporte
Sans jamais pouvoir le retenir

S'il fallait effacer de la vie
Tout ce qui fait du mal
Je gommerais d'un seul coup
Toutes les larmes ensevelies
Sur le pavé, sur les quais
Et je prendrais dans mes bras
Tous les enfants qui pleurent.

En lumière

Il y a des jours où la terre déroule le manteau de son âme jusqu'à l'infini.

On peut alors venir s'asseoir et contempler l'immensité de l'espace, les mouvements perpétuels des nuages.

Lorsque le chant si laiteux du ciel se met au diapason de notre propre incertitude, on peut surprendre parfois l'âme triste du vent, sa mélancolie profonde.

Sans le moindre rayon de soleil, on pourrait penser que l'ombre a vaincu la lumière.

Pourtant, la lumière vient de partout, elle inonde les coeurs, fontaine jaillissante des sourires, douceur des moments voyageurs.

Les petites lucarnes

Quand tu reviendras
J'ouvrirai pour toi
Toutes les petites lucarnes de la vie
Lucarnes des jours de gris
Lucarnes joyeuses

Lucarnes tristes de l'absence
Lucarnes de l'enfance


J'ouvrirai avec toi
Chaque petite fenêtre
Pour t'entendre rire
Et nous parlerons avec les étoiles
Puis nous boirons, d'un trait,
Toute la lumière

Dans chacune des petites lucarnes

Je retrouverai un peu de ta vie, de ta voix
Et l'éclat de ton âme
Pétillante comme le champagne

Les petites lucarnes
Auront les yeux qui brillent
Elles seront ... apprivoisées

mercredi 18 novembre 2009

Poèmes en vrac

Du feu et de la lumière
S'engendre la terre
Je suis la vie entière
Qui palpite au fond de toi
Sans chercher le pourquoi
Sinon que l'Amour
Et quand tu sauras
Ce que recèle ce mot-là
Alors, tu vivras !


Non, ce n'est pas dans la tête
Il n'y a pas dans les livres
Le chant de l'alouette
Il existe au ciel un parchemin
Fait d'envols des oiseaux
Et parfois on peut aller
De plus en plus haut


La mer
Infinie et troublante
Emporte à travers elle
Nos sentiments et nos maladresses
Le ressac les prend
Et garde toutes ces traces impures
Pour les offrir
A la joie de l'azur


Un enfant
C'est un océan
De tendresse et de rire
Au fond de son âme
Il y a l'offrande des sourires
Et cette petite main qui se tend
Pour apprendre la vie

Des voyages

Au grand vent du large. Des voyages. A donner le frisson. Dans l'eau et le vent, dans les mouvements incessants de la vie.

Des voyages lointains portant des voix du paradis. Des rencontres inattendues, soudaines et légères, sous la brise de mer.

Des voyages au coeur de l'être, transparents et clairs comme l'eau des rivières.

Des carnets aux pages dévoilées sur des plages ensoleillées et des éclats de rires. Des voyages étoilés. Cornes de brume qui chantent l'amitié.

Au grand vent des plaines, des voyages insensés. Des terres oubliées, sereines pourtant dans leur dignité.

Des escales à faire pâlir d'envie le monde. Des croisières abandonnées pour l'homme seul épris de liberté.

Puis, soudain, hors du temps, un être devant l'immensité de la mer, sur le sable des dunes, perdu dans la lumière, éclaboussé de silence et d'azur.

Un être, simplement, sur son chemin...

Il faut que l'on se parle

Alors voilà
La dispute
Qui effarouche tout

Egratigne les murs de l'amour
Et griffe la peau de l'amitié

Allez viens faire un tour
Au vent de l'espérance
Il faut que l'on se parle
Sous des gouttes de pluie nouvelles
Il faut que l'on se dise
Nos blessures lointaines

Allez viens avec moi
Il faut que l'on se parle
Et puis, quand les mots auront tout dit
Nous pourrons reprendre
Le tricot du silence

Pour être bien ensemble
De nouveau, simplement

Rue de l'eau vive

Je n'habite pas rue de l'eau vive
Ma maison n'est pas toujours de lumière
Je m'y perds parfois
Comme dans un labyrinthe étroit
Et je rêve ma vie
Puis je la vends au grand marché
Du bonheur

Je ne sais rien
J'apprends car tout est à comprendre
J'avance à pas lents
Et parfois immobile
Je contemple la vie
Qui passe autour de moi
Et ces mouvements profonds
Me donnent le frisson

Je n'habite pas rue de l'eau vive
Mais si tu m'aimes vraiment
Je te montrerais le chemin du bonheur


dimanche 15 novembre 2009

Moment-malice

Moment-malice, un chaton nous pose une
devinette : qui suis-je ?
Adorable minois qui joue à cache-cache,
au jeu de l'essentiel

Vivre d'amour


Vivre d'amour
C'est peut-être
Chercher la branche la plus craquante
Pour qu'elle devienne
La flamme la plus haute

Vivre d'amour
C'est peut-être
Partir dans la forêt avec les autres
Semblables et différents
Pour apprendre

Vivre d'amour
C'est sans doute revenir
Avec sur les épaules
Le bois le plus tendre
Pour le faire brûler
Ensemble

Des dessins, du bonheur


~A Gisèle ~

Au bleu renversé des étés les plus tendres
J'offre l'âme étoilée
D'un dimanche amical

Palais scintillants
Ruisseaux d'or et de cristal
Entre tes mains
Je remets chaque couleur

Au bleu renversé des étés les plus tendres
J'offre l'âme étoilée
D'un jardin sur la colline

Temples odorants
Mille trésors de vie attendent

Entre tes mains
Je remets chaque parfum
Tu sauras mieux que moi
En faire des poèmes, des chansons
Des dessins, du bonheur