mardi 27 mai 2014

Les larmes


Atelier d'écriture du mois de mai à St Gervais
Consigne après lecture du texte de Massenet « Hers ,les larmes »
Consigne 1. écrire sur les larmes
Sous forme d’humour :


 
Les larmes, alarme … ça s’acharne
Et me désarme
Et quand ça dégringole,
Ça me fait flageoler les guiboles J

Les larmes, c’est fou, c’est fort
Ça passe partout
Ça s’évapore
Dans le maillot, dans les tibias
Et après ça, je peux jouer la Castafiore
En mode raplapla
Tu vas voir si je fais pas partie du décor !
 

Les larmes, ça clique, çà craque
Ça tire dans le pif, ça ébouriffe
C’est le contraire du Malabar
C’est pas pour les piliers de bars
Et puis tu sais, j’en ai ma claque
De chialer pour Marcel
Alors je vais pas pleurer
Pour ce vaurien, cette fricadelle
 
Les larmes, j’en ai plus
J’ai tout vendu
J’ai vidé mon sac
Alors pouet pouet
Laissez moi rouler tranquille
Dans mon estafette




Consigne 2. Ecrire sur les larmes
En inventant une plaidoirie

 

Madame la Présidente, mesdames et messieurs les Jurés

Mais ce procès est totalement hallucinant ! vous avez d’un côté les enfants trop gâtés qui réclament leurs droits, et , muettes et abasourdies sur le banc des accusés : les larmes ! Vous avez pourtant bien suivi l’affaire, il n’y avait pas péril en la demeure que je sache.

Je trouve que vous prenez un risque et que votre âme est en péril, oui, en danger. Vous laissez tout passer à votre progéniture capricieuse et mauvaise, et vous ne donnez plus à vos gosses le droit de pleurer. Savez-vous que les larmes sont à la source du cœur ? connaissez-vous la force insoupçonnée des émotions et la puissance profonde des sentiments qui sont les meilleurs amis des larmes ? En voulant épargner à vos enfants ces petites misères insignifiantes pour lesquelles nous sommes là aujourd’hui, vous étouffez leurs rêves, vous emprisonnez leurs capacités d’être vraiment ce qu’ils sont. Je vous demande, Madame la Présidente, mesdames et messieurs les Jurés, d’acquitter les larmes et de les laisser enfin couler en paix.

 

Soif

Poème écrit lors de l'atelier d'écriture de mai 2014 à St Gervais


Soif
Consigne : Ecrire à partir d’une image
Mon choix « village de Toubkal » village berbère, Maroc
En employant la lettre « S »
 
Surgissant d’un silence
Sommet surprenant
Seul et sacré
Sautant dans le soleil
Superposition soudaine de si…
Sournoises sont les souffrances
Soif


Sommeils sinueux
Songes de solitude
Se surprennent et s’attendent
Sans signe de sagesse
Savoir ?
Sans semaille sur le sentier
Si seulement…
Sourd est ce silence
Soif
 
Syllabes et sons se succèdent
Sempiternelles suites
Sens inversé du sens
Sursaut sensible des secondes
Soif
 
Sans cesse se souvenir
Saccader le son et le si
Se suffire à soi-même
Savoir ? si seulement…
 
Survivre
En souriant du Soufi
Soif
Simplicité suffisante d’un secret
Si tu le souhaites

Haïku


Poème écrit pendant l'atelier d'écriture de St Gervais les Bains
Consigne : écrire un Haïku

 

 
 
Le ciel son silence
Murmure un chant si bleu
Emerveillement
 
La mer l’insoumise
Etoile perdue en bleu
Navire au loin
  
En passant le pont
L’envol des grandes hirondelles
Plus loin c’est l’été

Gravitation universelle


 
 
Texte produit pendant l'atelier d'écriture de mai 2014 à St Gervais
Consigne : travail sur l’anagramme ; écrire sur la gravitation universelle en insérant les expressions « avaler vite un glacier » « une carte ou un singe vil «  « seule loi vitale régnant sur la vie »

 

Selon le dictionnaire, la gravitation universelle serait un phénomène au cours duquel les corps matériels s’attireraient réciproquement et de façon proportionnelle à leur masse.

A aucun moment, le dictionnaire ne précise si ces mêmes corps matériels sont capables d’avaler vite un glacier, ou s’ils sont en possession d’une carte ou d’un singe vil.

Et pourtant, au-delà des lois fondamentales qui régissent la science physique, il me semble que l’amour est en apesanteur, partout, depuis la nuit des temps.

Oui, la vie ne peut trouver sa source que dans l’amour que nous nous portons les uns aux autres. Un amour hors espace temps surgissant au hasard de nos chemins.

Il peut surgir comme ça, pour presque rien. Un regard, un sourire, des paroles bienveillantes éveillent en nous une force jusqu’ici insoupçonnée, une puissance soudaine qui nous porte à vouloir embrasser la totalité des êtres et des choses. L’attirance réciproque telle que décrite par la science ne sera jamais celle des hommes.

L’histoire nous racontera toujours des expériences d’amour qui sauront séduire, parfois effrayer, mais toujours nourrir nos possibles, en toute simplicité.

Et il en va peut-être ainsi de tous les êtres peuplant la terre. Apprendre à aimer. L’amour inconditionnel est la seule loi vitale régnant sur la vie.

 

N'oublie pas de vivre

N’oublie pas de vivre
Sous le ciel des jours
Le temps se balance
N’oublie pas l’amour
Offre l’espérance
 
Quand tu croiseras
Le fidèle semeur
Vagabond ou pas
Ouvre lui ton cœur
 
N’oublie pas la vie
Instants de lumière
Aime, danse, chante, souris
Fais grandir la terre
 
Au soir de tes jours
Avaleur de joie
La voix de l’amour
Chantera pour toi
 
Poème écrit lors de l'atelier d'écriture de mai 2014 à St Gervais les Bains

lundi 26 mai 2014

L'enfant et la grenouille


Consigne : écrire un texte libre à partir d’une photo « l’enfant et la grenouille »

Mots à insérer : simplicité, froid, insouciance, quartier, fessée, retour de pêche, jeux, paroles d’adultes, boulangerie, divorce, musique de Bach, mal au ventre, profondeur, empêchement.
 
Calme toi. Viens près de moi, viens t’asseoir. J’ai besoin de te raconter un peu de mon enfance. Regarde, j’ai retrouvé dans la vieille boite en fer au fond du grenier, quelques photos. Sur celle-ci, je dois avoir 8 ans.

Je me souviens bien, c’était pendant les grandes vacances chez la mémé Lucie. Tu ne l’as pas connue, elle habitait au bout de la ruelle du Passage. J’adorais sa maison, son jardin. Il y avait toujours des lézards qui couraient sur les murs.

Un jour, mémé revenait de la boulangerie et s’affairait dans la cuisine à préparer le repas. Elle écaillait un poisson que le cousin Vincent lui avait ramené de son retour de pêche. En cuisinant, mémé avait mis sur le vieux phono de la musique de Bach. J’aimais bien rester auprès d’elle et je buvais ses paroles. Paroles d’adultes qui parfois me faisaient un peu mal. J’étais bien trop jeune pour les comprendre.

Ce jour-là, il faisait très froid et je n’arrêtais pas de taquiner mémé en passant derrière elle et en lui dénouant son tablier. J’étais très coquin ! Dans mon insouciance, j’allais toujours un peu loin et dès que mémé voulait m’attraper, je prenais tout ce qui me tombait sous la main et le poser par terre de façon à provoquer ce que j’appellerai « l’empêchement dans la simplicité ».

C’était un de mes jeux favoris. J’avais besoin de taquiner, de me confronter aux limites pour sans doute me sentir mieux exister.

Mémé avait de la patience, mais quand même !

Parfois, il m’arrivait d’oublier un petit détail : c’est que mémé était beaucoup plus grande que moi et qu’elle aurait vite fait de me rattraper. Mais ce jour-là, mémé avait les mains prises entre les écailles de poisson et la farine, et j’avais déposé beaucoup d’objets sur son parcours !

Une fois mon forfait commis, je pris mes jambes à mon cou pour sortir en trombe de la cuisine. Mais, je n’avais pas sitôt franchi le seuil de la porte que je me sentis soudain soulever du sol. Je volais dans les airs … C’était le cousin Vincent qui était là, juste au bon moment, et qui avait entendu crier mémé. Il me tira méchamment les oreilles, me secoua comme un prunier pour me calmer et, tout en me cramponnant bien fermement, me menaça d’une bonne fessée. J’étais terrifié !
Son coup de semonce violent et son accès de colère provoquèrent en moi un grand choc, une cassure, un vrai divorce.

J’avais soudain l’impression qu’il y avait deux mondes diamétralement opposés : celui de mon enfance, si chaud et rassurant, et celui des adultes, avec des codes et des lois que je trouvais absurdes et que je n’acceptais pas.

Une fois que le cousin Vincent m’eut relâché, je m’éloignais du jardin. Seul, je me retrouvais complètement perdu et en proie à un terrible mal de ventre. Je m’approchais d’un muret, avec encore dans la tête des idées de mauvais coups et de vengeance. J’en voulais terriblement au cousin Vincent et mon cœur, en moi, battait toute sa colère.

Soudain, je la vis. D’où venait t’elle ? où était sa maison, sa ruelle, son quartier, ses amis ? Elle était là, et c’était pour moi presque surnaturel. Je ne la trouvais vraiment pas belle avec ses gros yeux et toutes ses tâches, mais sa seule présence avait réveillé toute la profondeur de ma curiosité, l’émerveillement. J’étais là et rien que là, avec elle. Je l’adoptais de suite et sans aucune formalité ! Loin du monde si compliqué des adultes, une petite grenouille, moche et insignifiante, avait croisé mon chemin. Mais surtout, elle m’avait rendu la joie de vivre et le sourire.

Agacement quotidien


Atelier d'écriture du mois de mai à St Gervais
Consigne : écrire comme « A Villequier » de Victor Hugo
En commençant chaque strophe par « Maintenant que « 
(j'ai pris volontairement une tournure humoristique)


 
Agacement quotidien


Maintenant que tu as encore raison
Et que tu ne veux rien entendre de ma déclaration pourtant nécessaire
Maintenant que tu t’entêtes à jouer les hommes de l’air
Qui m’agace et m’exaspère
Je te mets en préavis de ..  m’écouter
Et de m’aider à passer la serpillière !

 
Maintenant que la soupe est cuite
Et que tu continues à faire du bruit avec la tondeuse
Sans arrêter pendant que la voisine te fait des signes
Et que je tape aux carreaux par égard pour les poireaux
 

Maintenant que le film va bientôt commencer
Et que je vais manger toute seule, tu l’auras bien cherché
Et quand tu auras les deux pieds dans tes charentaises
Je te préviens, inutile de me réclamer une mayonnaise !

 
Maintenant que tu dors comme un bébé
Et que tu ronfles comme un sonneur
Sans te retourner pendant que je cherche le sommeil
Et que je tourne sur tous les quarts de mon corps
Ça me fatigue et me donne les hauts le cœur

 
Maintenant tu vas encore me dire que tu as eu trop chaud
Et que tu n’as pas fermé l’œil ! mon œil oui !
Tu vas me faire encore la tirade du lit

 
Maintenant que tu veux sauver la planète
Mais que tu ne veux jamais sortir la poubelle
Je te laisse pour partir avec mes copines
J’en ai vraiment assez de te préparer tes tartines

 
Maintenant que le quotidien et la routine me mettent en colère
Et que le médecin m’a encore dit que ça faisait des hormones
Je crois franchement que ce brave docteur déraisonne
Ou qu’il me prend pour un train à vapeur


Maintenant que, mon Cher Epoux, je t’ai écris tout ce qui me torture
Le plus simple serait, pour nous, je t’en conjure
D’engager une bonne ... ou une procédure.

au fil de l'eau et du temps


 
 Poème créé lors de l'atelier d'écriture de mai 2014
Consignes Ecrire comme … Yerma
Poème de Federico Garcia Lorca
Sur le thème des lavandières qui lavent le linge et discutent entre elles
  
Ruisseau du temps
Effilocheur de silence
Parle moi encore
Des vieux trousseaux
 
A la fontaine
Toutes les jeunes filles
Lavent leurs rêves
 
Frotte frotte frotte
Avec force et tendresse
Ce col du travailleur
Au sourire fatigué
 
Chaque parole ruisselle
Et l’écho du ciel
S’amuse en voyelles
 
Ici chante l’eau
Silence !
Ecoutez ce refrain mouillé 

mercredi 1 janvier 2014

Bonne Année bonne santé



Meilleurs vœux à tous !

Menu du Nouvel An
(à consommer sans modération)
 
Bouchées d’émerveillements quotidiens
 
Croustillant de pleine forme
 
Assiette de bonne humeur
 
Poêlée de rires
 
Marmite de tranquillité
 
Fricassée de rêves en habit de nouveauté
 
Farandole du cœur accompagnée
de ses douceurs (amour, tendresse, amitié)
 
Croquant surprise pour le plaisir de la découverte
 
Bulles de la bonne année

lundi 30 décembre 2013

jeudi 19 décembre 2013

Au matin des étoiles


La nuit a fait glisser du ciel
Un long manteau d'étoiles

Est-ce la campagne sous nos pas
Qui pleure en retenant ses larmes
D'où viennent ces paysages étincelants
Qui nous bercent et nous charment

Au matin des étoiles
Partir sur le chemin
Avec dans la tête,
Un concerto de Bach ...

mardi 17 décembre 2013

Hiver audacieux

Parfois, l'hiver ne manque pas d'audace
Il offre des instants insolites
La nature s'en retrouve peut-être ébouriffée
Mais toujours aussi belle

Blanc refuge

Pas si loin du village, la porte de la grange est restée ouverte. Pourtant, à la chaleur de la paille, le chat préfère parfois la douceur inattendue d'un blanc refuge.

lundi 16 décembre 2013

Les oiseaux de l'hiver

Dans la tranquillité silencieuse de l'hiver, il y a de nombreux oiseaux. Oiseaux d'amour, avec leurs chansonnettes, pour faire sourire la lumière.

Dans le grand silence du matin, quelques pas dans la neige. En cadence, les oiseaux se réveillent, une petite main vient les nourrir.

Les oiseaux racontent des histoires. Des histoires d'hiver et de saison, des légendes blanches autour des grands lacs, et puis des tourbillons de soleil pour enivrer un peu tout ce blanc.

Dans la tranquillité silencieuse de l'hiver, écoutons les petits oiseaux !

Gratin d'hiver

Prendre un chemin
Le contempler longtemps
Saupoudrer de soleil
Sur tous les bords

Prendre un peu de patience
Badigeonner doucement
Emincer une pincée de joie
Saler et sucrer
Mais surtout ne rien éplucher

Faire mijoter ce bonheur
Contempler à nouveau
Puis laisser fondre
Jusqu'au printemps prochain

dimanche 15 décembre 2013

Des noeuds dans la neige

Sur le fil transparent du mystère, la neige parfois s'amuse, et la vie s'en mêle et s'entremêle. Quelle fantaisie dans la lumière ! J'aime ces sautillements inattendus offerts dans le grand froid du temps. Sur le fil transparent du mystère, l'hiver joue pour nous plaire une drôle de danse ...

vendredi 13 décembre 2013

Pied de nez à l'hiver

Il suffit d'une fleur malicieuse
égarée dans la profondeur de l'hiver
pour rendre à la nature
son plus joli sourire ...

jeudi 12 décembre 2013

Tes pas dans la neige


La nuit n'a rien effacé. Le jour a gardé de tes pas la tendre lumière, baignée d'étoiles et de paroles ... J'ai voulu suivre tes traces dans la pluie de ta vie, je suis tombée plusieurs fois, mais le vent a relevé mon âme, et le soleil a séché toutes mes larmes...
C'est dans la symphonie des jours et des nuits que je te retrouve, en regardant tomber les flocons blancs, je suis en espérance, et la flûte accompagne mon chant dans la joie du jour heureux des retrouvailles.

mardi 10 décembre 2013

Doucement .. l'hiver...

Doucement l'hiver, dans un dernier sursaut imaginaire, pousse en avant les grands arbres des champs ... Ils deviennent de longues marionnettes, tendant leurs bras vers le ciel ...

L'hiver, peu à peu, déroule ses étoiles au pied de la vie. Sa lumière est toujours plus blanche, plus vive, et le soleil devient le lent baiser d'un nuage étourdi...

Flocons après flocons, la danse enivrante de décembre se poursuit, pour décorer nos chemins d'empreintes tendres, pas après pas ...

Tout l'hiver construit peu à peu son nid douillet, et nous restons là, émerveillés, comme au premier matin...

lundi 9 décembre 2013

Humour hivernal

A défaut d'aller sous les tropiques
Pour éviter le risque de contagion
On se retrouve parfois
Sous antibiotiques
Avec au-dessus de son lit
Un vieux poster de l'Ile de la Réunion
Il faut bien avaler la pilule
As de pique
Les tropiques ... brrrrr ....
C'est pas toujours automatique

dimanche 8 décembre 2013

Lumière de vie, lumière d'hiver


La lumière de l'hiver
Rejoint souvent, soudain, parfois
La lumière de nos vies

Au ciel d'hiver
Les pensées défient l'étoile
Et les nuages se figent, glacés
Sur l'horizon qui s'ouvre
Pour nous offrir un bout de son infini

Au ciel de nos vies
Chaque étoile porte un bout d'infini
Chaque horizon offre un peu de ciel
Et d'espérance

J'aime les couleurs changeantes
De l'harmonie vivante
Du ciel
Manteau doux de la nuit
Captivant sortilège
Et lorsque l'étoile devient neige

C'est l'enfant qui sourit

vendredi 6 décembre 2013

Peut-être des étoiles ...

J'ai parfois, au plus profond de moi
Des promesses de bonheur
Des envies d'étoiles
Et je te croise parfois
Sur le chemin des jours
Les mains dans les poches du temps

J'ai parfois, dans mes nuits
De tristes lassitudes
Quand mes bonheurs s'évadent
Se dérobent
Quand tout ce que je croyais
M'échappe, me laisse désabusée
Dans le couloir des solitudes

J'ai parfois, sur la page de la vie
Des paroles de chansons
Des espoirs de bonheur
Des mots pour essayer de le retenir
Mais j'ai aussi mes propres limites
Alors, je t'écris ce matin
"A petite misère grand bonheur"
Pour le fond de nos coeurs

Et si demain je veux t'offrir des étoiles
Parle moi du caillou oublié
Dans les poches du temps ...

mercredi 4 décembre 2013

Des histoires de neige

La neige
Elle vient de très loin
Depuis la nuit des temps
Elle nous raconte des histoires
Abandonnées sur de vieux chemins

D'autres musiciens ont écrit
Sur la partition blanche
D'anciens poètes ont souffert
Sur les rimes glacées de leurs hivers
Nous suivons le pas de leurs empreintes
Laissées jour après jour
Au fond des neiges

D'autres voix s'élèveront
Pour faire chanter l'hiver
Et d'autres enfants viendront
Bien après nous
Enchanter de leurs coeurs
Le moindre frisson dans leurs mains

Des histoires de neige
S'écriront encore
Sur les pages de la vie

La fée de l'hiver

Lorsque la fée du très froid
Prend sa baguette magique
Elle lance l'hiver un peu partout ...

Couleurs de neige


J'ai rêvé longtemps
Devant le spectacle inouï de la neige
Me laissant entraîner dans une farandole
De couleurs
Venues d'ailleurs

Et mon rêve s'est retrouvé
Dans l'horizon du temps
Chaque note de musique
Etait suspendue sur la gamme
Comme le givre
Dans l'air glacé du matin

Le songe ouvre parfois les portes
D'un hiver encore plus merveilleux
Pour aller encore plus loin
Bien au-delà des couleurs ...

Le chant de la neige

Au bord de l'étang
J'entends parfois
Le chant de la neige

Il s'avance vers nous
Comme un frisson
Qui aurait quitter
Dans le silence de la nuit
Le coeur d'une étoile

Il s'élance vers le ciel
En flocons harmonieux
Puis il lance dans le vent
Sa mélodie merveilleuse
Recouvrant nos âmes
De fruits sucrés et doux
De saveurs d'enfance

Le chant de la neige
Nous fait pénétrer
Dans le choeur profond
De ce que nous sommes vraiment

Et chaque saison qui chante
Nous donne tout simplement
La joie profonde d'être en vie !

dimanche 1 décembre 2013

Rencontre avec la neige

Un matin, j'ai rencontré la neige. Sur une image, le temps s'était cristallisé. Tout prenait tout à coup des allures reposantes de silence et de paix.

L'eau ne s'écoulait plus du ruisseau roux de l'automne, elle avait déjà rejoint l'hiver. Toute la nature se parlait et chuchotait dans un profond mystère.


Un matin, j'ai rencontré la neige. Alors, j'ai attendu la tombée du soir, pour voir toutes les étoiles s'échapper du ciel.

J'ai coupé le bois, et l'empreinte de l'hiver est restée à jamais au fond de moi
.

samedi 30 novembre 2013

La danse de l'hiver



Sur le lac gelé, cygnes et canards évoluent dans une incroyable valse.

Il y a parfois des danses froides mais pleines de beauté et de lumière.
Les regarder, c'est ouvrir les yeux sur l'étendue possible d'un grand rêve. Tout est possible. Tout est si vivant. Et la musique les accompagne dans chaque instant.

Si nous pouvions avoir parfois cette légèreté dans l'insouciance, dans ces frissons ...

Au coeur de l'hiver, j'aime suivre ces vagabondages. De l'hiver, j'en aime aussi les violons qui vibrent sur l'aile blanche des oiseaux.

vendredi 29 novembre 2013

Emotion blanche

Puisque la terre est ronde,
Il y a dans le grand monde blanc
Des millions de bonhommes
Endormis dans la neige
A jamais immortalisés,
Dans le bleu de l'enfance

Au bord d'un petit chemin
Un bonhomme de neige

Pour nous rappeler
Toute la tendresse du temps

dimanche 7 juillet 2013

Recettes des vacances

 
Dans une bassine bleue
Transparente comme le ciel
Mettez une bonne dose de soleil
Saupoudrez de rires d'enfants
Ajoutez une pincée d'amitié sincère
Remuez doucement
Prenez, à la tombée du soir
Une dose de belles histoires
Faites monter le suspens
Tournez encore tous les ingrédients
Sans briser la transparence
Ajouter quelques gens de passage
Goûtez et sucrez l'ambiance
Dégustez sans modération


Ma parodie du paradis

Pour un peu de paradis
On parade et on se dit
"Le paradis pour toi, le paradis pour moi"
Mais pas pour lui

Il n'y a pas pire qu'un terrien
Bien ancré sur le sol
Qui voudrait s'approprier le paradis

Chacun dans son coin
Veut bien son morceau de paradis
Sans penser à l'instant T
Qui lui, s'est déjà enfui
Sans se soucier de nos soucis
Ni de nos artifices

Pour éviter les désillusions
Je vous offre une image volée cette nuit
Entre une étoile et la lune
Ce n'est pas d'une grande fortune

Mais si vous voulez tout savoir
Le paradis n'a pas tout dit...

Solitude


Face à l'infini du ciel
Devant l'inouï de l'océan
Chaque voyageur mesure et apprend
La solitude

Joli mot revêtu de silence
La solitude rejoint le langage
Des oiseaux, des étoiles,
du vent et des ruisseaux

Doucement apprivoisée
l'universelle solitude
Fait s'élever les cœurs jusqu'au ciel créateur

lundi 8 avril 2013

Je gourmande de toi

Je gourmande de toi
Un mot ou un regard
Une main dans le soir
Un souvenir joyeux
Un peu de ta malice
Et ton sourire posé
Sur l'arbre de nos vies

Je gourmande de toi
Un délice puissant
Plus fort que tous les mots
Parce que je t'aime fort
Et parce que c'est ainsi
L'amour n'a pas de loi

Je gourmande de toi
Les fruits et les parfums
Des moments partagés
Dans notre vérité
Profonde, sincère et nue
Et entière, et lumière
L'amour est sans frontière

Je gourmande de toi
Entièrement consentante
Chaque brin de ta vie
Pour t'apprendre et te lire
Et gagner des sourires
L'amour n'a pas de prix

Je gourmande de toi
L'amour l'amour l'amour

dimanche 7 avril 2013

Certaines personnes ...

Voici un texte découvert par hasard (Source Marcelle Della Faille)

Il est tellement beau et vrai que je n'ai pas résisté à l'envie
de le recopier pour vous le faire partager.



Certaines personnes entrent dans notre vie et laissent une empreinte sur notre coeur, et nous ne sommes plus jamais les mêmes.

Certaines personnes entrent dans notre vie et s'en vont rapidement ... Certaines restent quelque temps et embrassent nos rêves silencieux.

Elles nous aident à prendre conscience des vents délicats de l'espoir ... et nous découvrons que chaque esprit humain cache des ailes qui aspirent à voler.

Elles aident notre coeur à voir que le seul escalier qui mène aux étoiles est tissé de nos rêves ... et nous nous découvrons sans peur pour gagner les hauteurs.

Elles célèbrent l'essence vraie de qui nous sommes ... et ont la foi en tout ce que nous pouvons devenir.

Certaines personnes nous éveillent à de nouvelles et profondes réalisations .. car nous recevons la perspicacité du chuchotement de leur sagesse.

Durant toute notre vie, de précieuses âmes nous sont envoyées ... visant à partager notre voyage. Que leur séjour soit bref ou long, elles nous rappellent pourquoi nous sommes ici.

Pour apprendre ... pour enseigner ... pour nourrir ... pour aimer.

Certaines personnes entrent dans notre vie pour éclairer régulièrement notre chemin et guider chacun de nos pas. Leur foi brillante en nous nous aide à croire en nous mêmes.

Certaines personnes entrent dans notre vie pour nous enseigner l'amour ... l'amour qui réside en nous-mêmes.

Allons vers les autres et ressentons le bonheur supprême du don car l'amour est bien plus riche en action qu'il ne l'est en paroles.

Certaines personnes entrent dans notre vie et poussent nos âmes à chanter et font danser notre esprit. Elles nous aident à voir que tout sur la terre fait partie de l'incroyable de la vie ... et qu'il nous est toujours possible d'en ressentir la joie.

Certaines personnes entrent dans notre vie et laissent une empreinte sur notre coeur et nous ne sommes plus jamais les mêmes...

Merci à ceux qui en font parti
.

Je pars aux mots

Je pars aux mots
A l'envers de ma fenêtre
Ne me demandez pas
La date de mon retour
Je pars et c'est tout




Je pars aux mots
Avec sous le bras
Des paroles blessées
Des phrases incertaines
Troublées ou très anciennes
Des bouches qui ne se ferment plus
Des mots trop hauts
Parfois déçus

Je pars aux mots
Avec un panier d'oraisons
Provisions de fleurs fraîches
De belles marguerites
Ou bien un lièvre chaud

Et tant pis pour la Marquise
Je pars aux mots

mercredi 3 avril 2013

Retrouvailles



Au retour du soleil, je partirai dans le grand vent,
caresser le bleu, et je serai rêve de blé, perle de feu
Plus tard, au sud, j’allumerai la lampe, à l’oblique
je danserai sur le toit du monde,
mon ivresse, de ces joyeuses retrouvailles
mes printemps à venir, auront-ils assez de parfum
pour oublier l’hiver, s’agglutiner dans la poussière
d’un nouveau rayon d’un nouvel aurore,
mes printemps à venir, vivront-ils au couchant
d’un soleil éclatant de bonté

Au retour du soleil, l’espace sera resplendissant
sous la rivière de chaque étoile
Et je serai désarmée devant tant de beauté
Je serai sur le seuil de mon âme
Prête à respirer … l’amour.