
Laisse-moi
Venise ... Avec ces masques peints dans la lumière, ces soleils déposés comme autant de diamants sur les costumes étincelants ... Soudain, toute la cité prend des habits de fête. Les couleurs explosent et se reflètent, là-bas, sur la lagune. Loin de Venise, il reste aussi parfois pour nous un peu de rêve à saisir ... une simple image, pour nous entraîner dans un tourbillon multicolore, mystérieux et troublant.
L'hiver n'est pas toujours triste, il se teinte aussi de rose. La vie revient à travers lui. J'aime l'hiver, dans ce qu'il apporte de beauté et de transparence aux paysages. Une visite sous les arbres recouverts de givre, la contemplation d'un champ éclatant de blancheur. Toute la tendresse de l'hiver est là, dans la nature immaculée.
A quoi sert Noël, si la lumière s'éteint sur de trop nombreuses rives du monde
Mes pensées
Jusqu'à la fin de la vie

De la vie, j'aime bien le grand manège. Il nous entraîne bien plus loin que nous-mêmes, à la découverte d'autres carroussels tissés comme nous, dans l'ombre et la lumière.Il y a les enfants mais aussi des plus grands qui ne sont jamais sortis vraiment du petit carroussel, les rêveurs et les plus instruits, les qui n'ont rien compris mais qui avancent quand même, et puis il y a tous ceux que l'on aime, et c'est bien grâce à eux que la vie est plus belle.
Il y a ceux qui ne disent rien, et les autres qui aiment faire du bruit, ceux qui donnent la main, les timides et ceux qui aiment sans rien dire, ceux qui semblent parfois très loin, les extravertis, les introvertis, les soumis, les indécis, et ceux qui se fichent bien de la poésie et même du lendemain.
Il y a aussi les capricieux, les gentils, les toujours heureux et les penseurs, les toujours à l'heure et les angoissés pour deux. Il y a les insoumis et les rebelles qui ne vivent que dans la querelle, le conflit, et puis il y a ceux qui préfèrent partir prendre l'air ou à la pêche...
Il y a ceux qui pleurent la bouche pleine et ceux qui ont toujours faim, les volontaires qui se donnent les moyens, et ceux qui cherchent en vain ... à perdre haleine, et puis ceux qui détestent les baleines mais dégustent du requin, quand même ....
Il y a les harmoniques et les langues qui piquent, les grands émotifs avec les yeux qui pleurent tout le temps, ceux qui font des grimaces, ceux qui passent et puis qui nous dépassent. Il y a ceux qui vont vite, et puis ceux qui prennent la fuite, ceux qui n'ont jamais le temps même pour la voisine d'en face. Et puis il a ceux qui ne peuvent pas faire autrement, parce qu'ils sont comme ça, un point c'est tout on arrête là...
Il y a les mélomanes et ceux qui ne veulent rien entendre, les m'as-tu vu et les trop fiers, il y a ceux qui ont toujours la tête en l'air et les grands bavards saliveurs, ceux qui chantent sous la douche et ceux qui viennent en remettre une couche ... de couleur ...
Il y a les nostalgiques, les passionnés de papillons, les chasseurs de nuages et ceux qui croient en Dieu et en l'homme, et d'autres qui ont vu des fantômes...
Il y a ceux qui n'ont pas un sou et puis ceux qui ont toujours le sourire, qui donneraient tout même la chemise et ceux qui voudraient être souris dans un trou parce qu'ils ont du souci de parler en public.
Il y a ceux qui aiment lire, d'autres qui détestent les mathématiques, mais qui ne refusent jamais une part comptée de dessert, il y a ceux qui ont au coeur plein de prières, et puis ceux qui pensent tout le temps, ceux qui galopent et les autres qui restent en plan. Il y a ceux qui se posent des tas de questions, et les autres qui coupent la conversation ...
Il y a les ironiques et les farceurs, ceux qui sont charmeurs et les grands séducteurs. Il y a les grandes familles et les petits clans, ceux qui sont seuls et qui auraient bien voulu "aimer plus grand", il y a tant de coeurs, le monde est tellement grand ...
Et puis, sur le grand manège, il y a toute la vie de ma famille, de mes amis, du monde, que la grande roue n'arrête jamais sa ronde... son grand mystère.
Sur le pont de mes poèmes
Vers l'océan et les rivières
Il y a des jours où la terre déroule le manteau de son âme jusqu'à l'infini.
Du feu et de la lumière
Au grand vent du large. Des voyages. A donner le frisson. Dans l'eau et le vent, dans les mouvements incessants de la vie.
Alors voilà
Je n'habite pas rue de l'eau vive
Vivre d'amour
C'est peut-être
Chercher la branche la plus craquante
Pour qu'elle devienne
La flamme la plus haute
Vivre d'amour
C'est peut-être
Partir dans la forêt avec les autres
Semblables et différents
Pour apprendre
Vivre d'amour
C'est sans doute revenir
Avec sur les épaules
Le bois le plus tendre
Pour le faire brûler
Ensemble

~A Gisèle ~
Au bleu renversé des étés les plus tendres
J'offre l'âme étoilée
D'un dimanche amical
Palais scintillants
Ruisseaux d'or et de cristal
Entre tes mains
Je remets chaque couleur
Au bleu renversé des étés les plus tendres
J'offre l'âme étoilée
D'un jardin sur la colline
Temples odorants
Mille trésors de vie attendent
Entre tes mains
Je remets chaque parfum
Tu sauras mieux que moi
En faire des poèmes, des chansons
Des dessins, du bonheur